Analyse
La semaine en Bourse il y a 5 ans - lundi 21 mai 2012

Les Bourses ont clôturé la semaine en forte baisse, alors que la situation en Grèce demeure très préoccupante.


Occultant tous les indicateurs économiques, la crise en Grèce a orienté à la baisse les marchés financiers, en proie à de nombreuses questions. Quel sera le résultat des élections du 17 juin ? Y aura-t-il une majorité pour gouverner le pays ? Et si oui, parviendra-t-elle à imposer les mesures d’austérité exigées par la communauté internationale ?... L’optimisme n’est pas à l’ordre du jour et de plus en plus d’investisseurs redoutent la sortie de la Grèce de la zone euro à plus ou moins brève échéance.

Les craintes sur la santé des banques ne se limitent pas à la Grèce. La santé des banques espagnoles se dégrade elle aussi, alimentant des rumeurs sur un défaut de certaines banques locales. Après avoir dégradé 26 banques italiennes, l’agence de notation Moody’s a aussi dégradé 16 banques espagnoles, engluées dans une économie en récession et les suites du dégonflement de la bulle immobilière. Santander (conservez) et Bankia ont cédé respectivement 6 % et 15,2 %.

 

D’une manière générale, les investisseurs se détournent des actifs risqués. L’ensemble des indices européens a clôturé la semaine dans le rouge, à l’instar de l'indice Stoxx Europe 50 (-4,8 %), de Francfort (-4,7 %), Paris (-3,9 %), Londres (-5,5 %) et Bruxelles (-5,1 %). Milan et Madrid ont cédé respectivement 7,1 et 6,1 %.
Outre-Atlantique, le S&P 500 a perdu 4,3 %, affecté lui aussi par la crise en Europe. Le Nasdaq ne s’en sort par mieux, avec un recul de 5,3 %. L’entrée en Bourse de Facebook n’a pas soulevé l’enthousiasme.

 

Tous les secteurs sont sous pression. Les plus nets replis concernent les banques (-8,7 % en Europe), les semi-conducteurs (-6,5 %) et les matières premières (-5,7 %). Depuis début 2012, les indices européens ont cédé en moyenne 5,1 %, contre un gain de 3 % pour les américains.

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