Changement d’actionnaire majoritaire chez Puma
Faut-il investir en Bourse dans l’action du groupe Puma dont Anta devient actionnaire majoritaire ?
Faut-il investir en Bourse dans l’action du groupe Puma dont Anta devient actionnaire majoritaire ?
Après plusieurs mois de rumeurs, le chinois Anta Sports annonce qu’il rachète à Artemis (famille Pinault) la participation de 29% qu’il détient dans Puma. Anta Sports va naturellement demander des sièges au conseil d’administration de Puma, mais ne souhaite pas prendre le contrôle total de la société.
Cela ne change rien aux perspectives moroses de Puma.
Ne spéculez pas sur l’écart entre le prix payé par Anta (35 EUR par action) et le cours actuel de Puma (en hausse d’environ 10% par rapport à la clôture de la veille).
Restez à l’écart de Puma et de Nike. Conservez Adidas, dont le profil nous paraît plus solide.
Peu connu en Europe, Anta Sports est un acteur majeur du secteur des articles de sport. Outre sa marque éponyme Anta, le groupe possède notamment Jack Wolfskin, Fila (sous licence en Chine) ainsi que Salomon et Arc’teryx, via un consortium dont il est l’actionnaire majoritaire.
Anta affiche clairement son ambition d’aider Puma à se développer sur le marché chinois, devenu de plus en plus concurrentiel.
Toutefois, cette évolution de l’actionnariat ne suffit pas à améliorer les perspectives du groupe allemand. Puma traverse une période difficile depuis plusieurs années, marquée par une nette baisse de ses ventes et de sa rentabilité. Le groupe devrait même enregistrer des pertes sur les exercices 2025 et 2026.
Le nouveau directeur général, Arthur Hoeld, a lancé un programme de restructuration visant à rationaliser la gamme de produits et à regagner des parts de marché. Mais face aux gros concurrents du secteur que sont Nike et Adidas, et dans un contexte de consommation difficile, il aura beaucoup à faire pour inverser la tendance et relancer l’attractivité de la marque Puma.
Cours au moment de l’analyse : 23,99 EUR