Analyse
Rachat de société : paiement en actions ou en cash ? il y a 5 ans - jeudi 5 juillet 2012

Lorsqu’une société a jeté son dévolu sur un concurrent et envisage de le racheter, différentes possibilités s’offre à elle. Paiera-t-elle son achat en cash ou en actions ?

Cash

Ces derniers mois, le marché des fusions et des reprises n’est pas resté inactif. Pour les entreprises qui ont les moyens ou qui peuvent en dégager facilement (par la prise de crédits ou la vente d’actions), il existe actuellement des opportunités.
Dans les conditions actuelles de marché, la plupart des rachats de société par une autre se paient en cash. Le repreneur rémunère l’acheteur au moyen des liquidités dont il dispose en propre ou qu’il rassemble en s’engageant dans des crédits. Compte tenu de la faiblesse actuelle des taux, les liquidités déposées sur un compte ne rapportent presque rien.
Les candidats à la reprise de concurrents estiment dès lors que leur argent sera mieux rentabilisé par un rachat de société. Et la faiblesse des taux permet d’emprunter à bon compte. Le coût d’un emprunt consenti peut alors s’avérer moins élevé que le rendement que peut fournir l’investissement dans un rachat de société. Le raisonnement n’est toutefois pas infaillible. Dans de telles situations, les entreprises qui disposent de copieuses liquidités peuvent être trop tentées de se lancer dans des reprises dont elles surestiment la rentabilité, et consentir des investissements non rentables à long terme.

 

Actions propres

Le repreneur d’une société peut aussi décider de payer son achat au moyen de ses propres actions (préalablement rachetées sur le marché). Les actionnaires de la société reprise reçoivent alors des titres de la société repreneuse, dont ils deviennent automatiquement actionnaire. Cette méthode de paiement est surtout utilisée lorsque le cours de l’action du repreneur est élevé. Pas étonnant dès lors, qu’en ces temps boursiers peu enthousiasmants, la méthode ait assez peu de succès.

 

Mixte

Il n’est pas rare que les deux méthodes de paiement soient combinées ou que d’autres méthodes soient utilisées, comme par exemple l’émission de nouvelles actions ou d’obligations.

 

Meilleure méthode ?

Il n’y a pas, dans l’absolu, de meilleure méthode. Tout dépend de la situation du marché du moment, du bilan du repreneur, de la taille de la cible etc. Et l’intérêt du repreneur pour l’une ou l’autre méthode ne correspond pas toujours aux intérêts de la cible et de ses actionnaires. Le plus important pour le repreneur, quelle que soit la méthode utilisée, c’est de veiller à ne pas hypothéquer ses perspectives d’avenir par cette opération, par exemple en s’endettant abusivement ou en consentant une dépense dépassant les possibilités de rendement.

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