Analyse
Spadel : investir dans l'eau minérale ? il y a 4 ans - jeudi 30 mai 2013

Le leader des eaux minérales au Benelux jouit d'une belle solidité financière, mais ses perspectives bénéficiaires sont limitées.

Au vu des perspectives bénéficiaires, de la valeur comptable (à peine 24 EUR) et du rendement sur dividende (ne devant pas dépasser 1 % net), le cours actuel (64 EUR) nous semble trop élevé.
VENDEZ. Mais fixez une limite, car les titres sont très peu liquides.

 

Pour investir dans un secteur défensif, optez pour une sicav, axée au niveau mondial sur les biens de consommations non cycliques (alimentation, boissons, hygiène) :

 

Faible présence mondiale

Spadel exploite quatre sites de production et produit les marques SPA, BRU, Wattwiller et Brecon Carreg. En 2012, son chiffre d'affaires (198,2 millions d'euros) a été réalisé à 90 % au Benelux, le reste au Royaume-Uni, et dans 30 autres pays (mais ceux-ci pour 1 % seulement des volumes, vu l'obligation européenne d'embouteiller à la source, qui limite les possibilités d'exporter).

 

Concurrence, stratégie, limite

Avec la crise de 2008, les consommateurs ont délaissé l'eau en bouteille. Mais depuis 2010, en Belgique et au Luxembourg, le volume global vendu a crû de 4,2 %…mais au profit de la concurrence, exacerbée par les marques de distributeurs. Chez Spadel, sur la période, le chiffre d'affaires a stagné et les volumes vendus ont reculé.  

Pour croître, Spadel peut passer par des acquisitions (il n'est pas endetté et jouit d'une riche trésorerie, de 13,20 EUR par action…). Mais pour maintenir sa rentabilité, il doit avant tout se donner le moyen de relever ses prix, en misant sur l'essor des marques (pub, nouveautés, meilleur packaging…) et il doit réduire ses coûts. Il s'y attèle et sa rentabilité progressera sans doute un peu en 2013, grâce aux mesures lancées en 2012. Mais sans doute sans atteindre, comme la division eaux de Danone, une marge opérationnelle quasi deux fois plus élevée. Car vu sa taille et les efforts à fournir, sa marge de progression nous semble limitée. Pour ces prochaines années, un bénéfice de 2,50 à 3 EUR par action serait déjà une performance (en 2012, il a été de 2,16 EUR).

 

Cours au moment de l'analyse : 64 EUR

 

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