Analyse
Arseus : un tournant important il y a 4 ans - vendredi 13 septembre 2013

Il y a quinze jours nous vous demandions de voter pour votre action belge favorite. Vous avez choisi Arseus, un fabricant belge de produits à destination du secteur de la santé.

Au-delà des doutes à court terme, le cours nous paraît quoi qu'il en soit trop élevé, même sur la base d’hypothèses plutôt optimistes.
VENDEZ.

 

D’un profil défensif, Arseus est surtout actif dans les matières premières pharmaceutiques et les préparations pour pharmaciens et industriels à travers sa filiale Fagron (56 % des ventes, 77 % du bénéfice opérationnel). A côté de cela, outre les services IT de sa filiale Corilus (7 % du chiffre d'affaires, 11 % du bénéfice opérationnel), il opère aussi comme fournisseur de matériel et services aux dentistes, ophtalmologues, hôpitaux et maisons de repos (37 % des ventes).

 

Recentrage

Peu rentable, l'activité de fourniture de matériel et services (désormais restructurée) pourrait être cédée d’ici la fin de l’année. Arseus reste en effet à l’affût d’acquisitions pour développer Fagron, mais est déjà très endetté, ses charges financières ayant plus que doublé en un an (acquisition du très rentable US Freedom en avril, taux de refinancement à la hausse). Mais si repreneur il y a, restera à voir à quelles conditions. Et vu la diversité des activités, vendre le tout en un seul bloc risque d’être difficile.
Quoi qu'il en soit, au vu des valeurs comptables reprises dans le bilan, de lourdes réductions de valeurs risquent bien de venir raboter les bénéfices en cas de vente.

 

A plus long terme

A travers son moteur de croissance Fagron, Arseus multiplie les reprises sur un marché très fragmenté et tiré par la croissance du secteur de la santé (vieillissement de la population). Et en éliminant systématiquement les produits et clients les moins rentables de ses acquisitions tout en réalisant des économies d’échelle, il affiche des marges en progression. Une rentabilité que US Freedom améliorera encore au 2ème semestre 2013 et 2014. Pour la suite, au vu des marges déjà historiquement élevées, seules de nouvelles acquisitions permettront selon nous de faire croître le bénéfice à un rythme supérieur à celui de la croissance interne des ventes que nous estimons à 5%/an. Hors possibles réductions de valeurs, 2013 devrait se solder par un bénéfice par action de 1,4 EUR, alors que nous misons sur 1,5 EUR en 2014. Sur cette base, avec une valeur comptable d’à peine 8,5 EUR qui pourrait encore diminuer à cause d'impairments et un rendement de dividende inférieur à 2,5 % net, l’action nous paraît chère.

 

Cours au moment de l'analyse : 21,40 EUR

 

Partagez cet article