Analyse
Investir en Europe ? il y a 4 ans - jeudi 26 septembre 2013

Les mesures d’assouplissement monétaire aux USA mettent à disposition des marchés de l’argent (quasi) gratuit. Cette abondance de liquidités, destinée à soutenir l’économie, est aussi investie hors des frontières, notamment en Europe.

Malgré le vent positif qui souffle en Europe, nous ne sommes pas massivement acheteurs. Excepté pour la Suisse et le Royaume-Uni, nous restons sceptiques quant aux capacités de rebond, et maintenons notre prudence. Cela ne nous empêche pas d’acheter des valeurs européennes sous-évaluées (BME, Axa, Melexis, Delhaize….) en complément d’un portefeuille diversifié. 

 

Les Bourses européennes remontent, dans le sillage du regain d’intérêt des investisseurs pour le Vieux Continent. Au premier semestre 2013, les investissements en provenance des USA ont atteint 65 milliards de dollars, un record depuis 1977.

 

Car si, jusqu’il y a peu, les institutionnels, guidés par les bonnes perspectives économiques, investissaient massivement dans les pays émergents, à présent, les craintes de voir la croissance s’y essouffler ont provoqué une réallocation au profit des pays européens, où l’horizon s’est éclairci. La plupart des pays de la zone euro sont sortis de récession et la confiance est revenue, comme en témoigne le recul des taux à long terme dans les pays du sud. De plus, les émissions obligataires trouvent preneur à des taux acceptables.

 

Les doutes sur un éclatement de la zone euro semblent certes à présent bien loin. Mais les problèmes restent énormes. L’endettement public, souci majeur de l’Europe, continue de croître. Les déficits risquent à tout instant de faire déraper les budgets des Etats membres, et le chômage élevé limite la consommation et donc la croissance à venir. A moyen terme, de nouvelles aides seront à prévoir pour la Grèce ou le Portugal. Nous restons donc prudents.

 

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