Analyse
Hamon : le chaud et le froid il y a 4 ans - jeudi 14 novembre 2013

Le producteur belge d’échangeurs de chaleur a connu des temps difficiles. A présent que les commandes semblent revenir, est-ce le moment d’y investir ?

Non. Même en imaginant un scénario optimiste, l’action Hamon n’est pas vraiment une occasion. Si vous la détenez, vous pouvez la conserver. Sinon, ne l’achetez pas.

 

Pour l’industrie lourde

Hamon est actif à l’échelle mondiale dans la construction d’équipements industriels, pour le secteur de l’énergie et de la protection de l’environnement. Il fournit des systèmes de refroidissement, des échangeurs de chaleur, des systèmes de purification des gaz de combustion et des cheminées, surtout à des centrales électriques et au secteur pétrochimique, mais aussi à d’autres industries lourdes (métal, ciment).

Un passé capricieux

En 1997, Hamon a fait son entrée à la Bourse de Bruxelles. Depuis lors, son parcours n’a pas été jalonné que de succès. Son résultat a plusieurs fois sombré dans le rouge et les actionnaires ont souvent dû se passer de dividende. Certes, en 2012, le chiffre d’affaires a fait un bond (+25,2 %). Mais, suite au coût des nouveaux développements et à la forte hausse des impôts, le résultat a encore clôturé en légère perte et le dividende a encore brillé par son absence. L’exercice 2013 devrait être meilleur que le précédent. Car même si le premier semestre a encore essuyé une perte, le montant des commandes enregistrées sur les neuf premiers mois de l’année a battu les records. Nous tablons dès lors pour cette année sur un bénéfice par action de 0,70 EUR et sur un dividende de 0,19 EUR net.

Croissance douloureuse

Si la majeure partie du chiffre d’affaires est toujours issue de marchés matures (Europe, Amérique du Nord), le groupe se focalise de plus en plus sur les marchés émergents, en particulier sur l’Asie. Cela augure une belle croissance des revenus pour ces prochaines années. Mais l’activité dans ces régions est toujours sensiblement moins rentable. Et le coût des nouvelles technologies affecte aussi le bénéfice.

Même en tablant sur une forte hausse du bénéfice (à 1,75 EUR par action en 2014, à 2,30 EUR en 2015), sur un pay-out de 30 % et sur un dividende de 0,39 EUR net en 2014 et de 0,51 EUR net en 2015, l’action n’est pas une occasion. D'autant que le bilan inclut un important goodwill (7,12 EUR par action) et que le groupe est assez bien endetté.

 

Cours au moment de l’analyse : 15,88 EUR


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