Analyse
Lufthansa : objectif 2015 réaliste ? il y a 3 ans - lundi 25 novembre 2013

L’objectif de rentabilité pour 2015 nous apparaît trop ambitieux.

Le groupe reste toutefois solide, tant sur le plan opérationnel que financier.
L'action est correctement évaluée.
CONSERVEZ.

 

Malgré la révision à la baisse des résultats attendus pour 2013, la direction de la compagnie aérienne allemande maintient l'objectif d’un bénéfice opérationnel de 2,3 milliards d’euros en 2015. Un objectif qu’elle compte atteindre à travers un plan d’économies de 1,5 milliard d’euros entre 2011 et 2015. Elle devra toutefois selon nous durcir ce plan et prendre des mesures supplémentaires si elle veut tenir sa promesse. Car les économies dégagées actuellement ne font en réalité que compenser e.a. la hausse du prix des carburants. La faible demande pour le fret et la concurrence des compagnies low cost et du Golfe limitent aussi les effets positifs du plan de restructuration. Cela étant dit, Lufthansa reste une des rares compagnies bénéficiaires en Europe. Et à défaut d’améliorer sensiblement le résultat opérationnel, le plan d’économies a le mérite de dé-gager les moyens nécessaires pour investir dans la modernisation de la flotte. Notons à cet égard que la com-pagnie a passé récemment la plus grosse commande d’avions de son histoire (14 milliards d’euros), confirmant selon nous sa capacité à défendre structurellement sa rentabilité. Nous tablons sur un bénéfice par action de 0,50 EUR en 2013, de 1,00 EUR en 2014 et de 1,50 EUR en 2015.

 

 

Cours au moment de l'analyse : 15,70 EUR

 

 

La compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa, une des plus grandes au monde, emploie plus de 100 000 salariés et réalise 74 % de son chiffre d’affaires dans le transport de personnes (plus de 90 millions de passagers en 2010). Outre l’enseigne Luthansa, elle exploite les enseignes Austrian Airlines, SWISS et Germanwings et détient des participations dans Brussels Airlines, JetBlue et SunExpress. Elle est aussi présente dans la logistique (10 % de son chiffre d’affaires), l’entretien et la réparation des avions (9 %), la restauration (6 %) et les services informatiques (1 %).

 

Partagez cet article