Analyse
Quest for Growth : retour du dividende ? il y a 3 ans - mercredi 15 janvier 2014

La pricaf technologique Quest for Growth ne paie plus de dividende depuis 2008. Cela pourrait à présent changer. Mais pourquoi a-t-elle dû subir ce passage à vide ?

La pricaf Quest for Growth, société d’investissement qui focalise ses participations sur les sociétés (bio)technologiques, va-t-elle à nouveau rémunérer son actionnaire ?
Quoi qu’il en soit, N’ACHETEZ PAS ce titre. Sa
décote s’est déjà réduite cette année à 25 % (alors que de manière historique elle oscillait entre 35 et 40 %) et la chance qu’elle se réduise davantage est peu importante. En outre, en payant un gros dividende, la société se prive de moyens pour investir.

 

Quest for Growth investit surtout dans des sociétés européennes cotées (61 % de son portefeuille) et est assez largement investie dans des sociétés belges (Ablynx, Barco, Econocom, EVS, Melexis...). Son portefeuille est composé pour 13,5 % de participations non cotées en Bourse et pour 12 % de fonds de capital-risqueurs. Le reste est en cash ou en dépôts à taux fixe à court terme.

Le 31 décembre 2013, la pricaf était à la tête d’un portefeuille de 125,2 millions d’euros et sa valeur intrinsèque était de 10,87 EUR, soit en nette hausse par rapport à celle d’un an plus tôt (9,26 EUR). La pricaf a connu une année 2013 exceptionnelle, grâce à la reprise des marchés boursiers et en particulier des valeurs technologiques. Sur la base des derniers chiffres publiés (relatifs aux neuf premiers mois de l’année), Quest for Growth a réalisé un bénéfice de 8,9 millions d’euros. Un profit susceptible d’éliminer le restant des pertes reportées, provenant de 2008 et 2009 (début 2013, les comptes contenaient encore de tels reports pour 3,6 millions d’euros).

Cette évolution n’est pas insignifiante. Car tant que la pricaf comptabilisait des pertes reportées, elle ne pouvait pas payer de dividende. Les statuts de la pricaf prévoyant que 90 % des bénéfices doivent être distribués et compte tenu du bénéfice du quatrième trimestre, la pricaf devrait pouvoir (selon ING) payer un dividende de 1,16 EUR, soit offrir ainsi, sur base du dernier cours, un rendement brut de 13,7 % ! Et sur la partie du dividende issue de bénéfices réalisés grâce à des plus-values (soit sa plus grosse part), aucun précompte mobilier n’est retiré !

 

Partagez cet article