Analyse
En mars, les Bourses ont limité les dégâts il y a 3 ans - lundi 31 mars 2014

L’Ukraine n’a pas trop effrayé les marchés.

Profitez de la sous-évaluation du billet vert (à un plancher face à l’euro depuis deux ans et demi) et investissez en actions et obligations américaines via, respectivement, le tracker iShares S&P 500 et la sicav Pictet-USD Government Bonds-P (D).
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Ukraine

Le dossier ukrainien, qui tend les relations entre l’Occident et Moscou, n’a pesé que momentanément sur les Bourses. Il est vrai que l’escalade militaire a été évitée et que les sanctions économiques restent pour l’heure très symboliques. Pour la France et l’Allemagne, la Russie reste un important partenaire commercial. Sur le mois, la Bourse russe limite d’ailleurs son recul à 5 %, après un rebond de 17,5 % depuis l’annonce de l’annexion de la Crimée.

USA

Le discours de la Fed laissant sous-entendre qu’elle pourrait relever ses taux plus vite que prévu (avril 2015 ?) n’a perturbé les investisseurs qu’un court instant. On reste dans une phase accommodante de politique monétaire, qui fait écho à une économie américaine toujours fragile, mais dont le ralentissement de début d’année semble dû surtout à la rudesse de l’hiver.

Pays émergents

Les investisseurs restent préoccupés par la vigueur des économies émergentes. C’est déjà ce sujet et le recul concomitant des devises émergentes qui avaient fait trembler les Bourses en janvier. Sur les douze derniers mois, plus de 100 milliards de dollars ont déserté les fonds axés sur les pays émergents, soit 10 % des actifs sous gestion. Lors de la crise de 2008-09, 15 % avaient été retirés. Les grands gagnants sont les obligations de la zone euro, ainsi que l’or, en hausse de plus de 7 % depuis le début de l’année.

Chine

En Chine, le ralentissement économique inquiète (il est cristallisé par les prix du cuivre au plus bas depuis cinq ans). Et la récente faillite d’un gros fabricant de panneaux solaires remet en question le rôle du soutien de l’Etat. Mais les autorités visent encore une croissance 2014 de 7,4 % et nous estimons le potentiel à long terme du pays à 5 % par an environ. La Chine a les moyens de réorienter son économie. Ses importantes réserves de changes lui offrent une belle marge de manœuvre.

Mexique

Après le recul du peso de près de 12 % depuis mai 2013, nous sommes acheteurs d’actifs mexicains. Après vingt ans de crise et une longue période de stabilisation ces dix dernières années, le Mexique a les cartes en mains pour développer son potentiel, soutenu par des réformes ambitieuses (ouverture du secteur pétrolier aux investisseurs privés, amélioration du système éducatif,…), par une industrie à nouveau compétitive et par un marché intérieur de 120 millions d’habitants.

 

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