Analyse
Du mieux dans les télécoms européens ? il y a 3 ans - lundi 19 mai 2014

Les opérateurs ont-ils fini de manger leur pain noir ?

Les récents résultats trimestriels confirment la meilleure santé, tant opérationnelle que financière, des opérateurs télécoms européens.
Nous recommandons les actions
AT&T
Verizon
Vodafone
Telefônica Brasil (réservée aux amateurs de risque)
Pour investir globalement dans le secteur, nous conseillons :
le tracker
Easy ETF Stoxx Europe 600 Telecom
les sicav suivantes, investies au niveau mondial :
ING (L) Invest Telecom
Fidelity Global Telecom
Parvest Equity World Telecom

 

La multiplication des opérations de fusions et acquisitions redynamise actuellement un secteur toujours sous-valorisé selon nous.

 

Au niveau mondial, les valeurs télécoms ont bien progressé ces dix dernières années : +8,2 % par an en moyenne (en euro, dividendes réinvestis). A la traîne, les actions des opérateurs de la zone euro (+4,3 %) sont désormais mieux orientées.

 

Si les chiffres d’affaires restent orientés à la baisse (pressions sur les tarifs), les profondes restructurations des dernières années portent leurs fruits. Ainsi, Orange a réussi à stabiliser sa marge opérationnelle au premier trimestre, après cinq ans de baisse. En outre, les niveaux d’endettement sont devenus plus raisonnables, à coup de cessions d’actifs et de modération des dividendes, désormais soutenables. Avec des bilans plus sains, les acteurs se tournent à nouveau vers la croissance. Sous l’œil plus conciliant des autorités en charge de la concurrence, l’indispensable consolidation du secteur s’accélère en Europe. Trop morcelés, les européens sont pénalisés e.a. face aux géants américains qui lorgnent aussi vers l’Europe, à l’image d’AT&T sur le britannique Vodafone. Le rachat de câblo-opérateurs est très à la mode. Il permet de renforcer les offres combinées (téléphone fixe, mobile, internet, tv).

 

Le secteur télécom conserve un bon potentiel de hausse. Les dividendes sont élevés (rendement brut de plus de 4 % au niveau mondial) et le niveau de risque inférieur à la moyenne (sensibilité limitée de la demande au contexte économique).

 

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