Analyse
La robolution est en marche il y a 3 ans - jeudi 5 juin 2014

La généralisation des robots dans l’industrie et la vie quotidienne est considérée par certains comme la révolution industrielle de ce 21e siècle.

Emploi

A court terme, cette évolution risque de créer des tensions sur le marché de l’emploi.
Pourtant, si l’Allemagne dispose de quatre fois plus de robots que la France, son taux de chômage est moindre. Car le rôle du robot n’est pas seulement de remplacer l’homme, mais aussi de le rendre plus productif. Et de nouveaux emplois liés à la robotique et à l’intelligence artificielle voient le jour.

 

Perspectives

Dans l’immédiat, les perspectives du secteur semblent surtout intéressantes pour les robots industriels (y compris les drones). Au niveau domestique, le marché démarre en effet lentement. Si on excepte les robots aspirateurs, tondeurs de pelouse ou ceux destinés à l’assistance aux personnes, peu répondent à un véritable besoin.

 

Pour l’investisseur

Il est difficile de profiter de l’essor de la robotique. D’une part, le secteur est composé de petites start-up financées par des fonds privés comme Rethink Robotics (robot ouvrier Baxter) ou Aldebaran Robotics (robots humanoïde Nao et Romeo). Et d’autre part, les sociétés cotées sont souvent chères comme la société de robots nettoyeurs iRobot (vendez) ou trop risquées comme Mazor robotics dans la robotique médicale.

 

Mais certains, présents dans le domaine de l’automatisation industrielle, comme ABB (conservez), Kuka (vendez) ou Schneider, ou les semi-conducteurs, comme Texas Instruments ou Melexis devraient aussi en profiter. Du côté des drones, où les applications ne sont plus seulement militaires mais aussi civiles, les américains Boeing (conservez) et Aerovironment (vendez) et le français Thales (vendez) sont bien placés.
Enfin, Robo-Stox Global Robotics and Automation Index est le seul tracker qui mise sur la robotique et d’autres secteurs technologiques, comme l’automatisme industriel, l’impression 3D ou l’exploration pétrolière. Mais vu sa forte exposition à des petites capitalisations, il nous semble trop risqué. Restez à l’écart.

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