Analyse
Les Bourses atteignent des sommets il y a 3 ans - mercredi 4 juin 2014

Malgré une croissance européenne décevante et un début d’année en contraction aux USA, le Stoxx 600 européen bat ses records de 2008 et le S&P 500 américain dépasse les 1 900 points !

Anticipation d’une amélioration conjoncturelle ou résultat de la politique des banques centrales ? Sans doute un peu des deux. Quoi qu’il en soit, même si certaines actions européennes sont intéressantes, c’est en dehors de la zone euro que nous investissons surtout. Mais pas n’importe où.
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Consolidation

Pour 2014, on s’attend à une croissance de 2,6 % aux USA et de 0,8 % dans la zone euro. Certes, avec l’hiver rude aux USA et la crise ukrainienne, le début d’année est décevant, mais tout laisse augurer un printemps et un été plutôt intéressants. C’est une première explication à la belle santé des Bourses. Elles ont en outre oublié la crise de la dette souveraine de la zone euro et elles ont aussi été agréablement surprises par le rebond plus rapide que prévu du marché de l’emploi américain ainsi que par la rapide accalmie des pays émergents.

 

Politique monétaire

Si des solutions ont été trouvées, c’est toutefois surtout grâce aux banques centrales. De la BCE, les marchés attendent une politique monétaire toujours plus expansionniste, susceptible d’écarter la déflation. De la Fed, ils attendent une sortie aussi lente que possible du programme d’expansion et des taux bas. Et il y a fort à parier que les politiques monétaires assurent effectivement des liquidités abondantes et des taux bas pour plusieurs années. Des conditions idéales pour soutenir les prix des actifs financiers et immobiliers. Le fait que les marchés d’actions anticipent le maintien de ces conditions est sans doute la principale raison de l’actuelle dichotomie entre des économies qui se portent à peine mieux, et des indices qui volent de sommet en sommet.

 

Justifié ?

– Les entreprises font de leur mieux pour séduire l’investisseur, tant en en termes de compétitivité que de réduction des coûts. Et les résultats sont au rendez-vous : trois quarts des entreprises du S&P 500 ont publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes. Certes, le panorama est un peu moins favorable en Europe où les objectifs 2014 ont été réduits. Mais aux USA, ces objectifs suivent le chemin inverse.
– Toutefois, nos modèles (rapport rendement/risque), font toujours ressortir la cherté des marchés de la zone euro (seule la Bourse de Paris est correctement évaluée). Istanbul et Moscou n’offrent pas non plus des rendements susceptibles de compenser la volatilité. Et nous nous retirons de la Bourse indienne dont la récente hausse ne sera justifiée que si le nouveau gouvernement réussit un sans-faute (peu probable).
– Il en va tout autrement pour les Bourses américaines ou britanniques, que les perspectives de gains rendent intéressantes. Enfin, il existe aussi des marchés boursiers correctement évalués, qui représentent une diversification bienvenue. C’est le cas de la Chine, du Japon, de la Suède et du Mexique.

 

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