Analyse
Lotus Bakeries : cours en avance il y a 3 ans - mercredi 11 juin 2014

En un an, les ventes de la pâte à tartiner à base de spéculoos au Royaume-Uni ont progressé de… 529 % chez Sainsbury. Au-delà de l'anecdote (le Royaume-Uni représente à peine 0,5 % de ses ventes), le parcours de Lotus Bakeries a de quoi impressionner.

Mais au cours actuel, la direction n'a pas droit à la moindre erreur. Profitez-en pour prendre vos bénéfices.
VENDEZ.

Pour un investissement dans l'alimentaire, nous vous conseillons la sicav KBC Eq. Fund Food & Personal Prod ou, si vous acceptez un risque plus important, Bell, le spécialiste suisse de la viande.

 

Tournant stratégique judicieux

Voici une dizaine d'années, Lotus Bakeries (LB) a commencé à se délester de sa production pour grands distributeurs (private label), trop peu rentable, pour se concentrer sur ses propres marques (Lotus, Annas, Dinosaurus depuis 2013…) plus rentables. Une stratégie qui, à coups de marketing et de nouveautés, a payé. Sur un marché mature, Lotus est en effet parvenu à gagner constamment des parts de marché et à améliorer sa rentabilité.

 

Relais de croissance ?

Seulement, ses marges plafonnent déjà depuis plusieurs années et se situent près de 20 % au-dessus de la médiane du secteur et bon nombre de multinationales du secteur n'atteignent pas les niveaux observés chez Lotus. Dans ces conditions, la croissance future devra venir des ventes. Mais avec des parts de marché déjà élevées sur ses 2 marchés domestiques (Belgique et Pays-Bas représentent 60 % des ventes), une expansion internationale et/ou la création/le rachat de nouvelles marques seront impératifs. Sans tenir compte de l'acquisition du belge Biscuiterie Willems, les 7 % de croissance en 2013 ont d'ailleurs déjà été générés exclusivement par le développement international et le lancement de Dinosaurus.

 

Et maintenant ?

Fort de son excellente santé financière, Lotus a les moyens de ses ambitions. Mais même si le bénéfice par action pourrait avoisiner les 40 EUR cette année (36,5 EUR en 2013), l'action nous semble trop chère, le cours affichant une prime de 15 à 20 % par rapport aux grandes multinationales du secteur, elles-mêmes loin d'être bon marché. Et ce n'est pas le maigre rendement de dividende (moins de 1 % net) qui soutiendra le cours en cas scénario moins optimiste. Toute déception se soldera par une solide correction.

 

Cours au moment de l'analyse : 926,45 EUR

 

Partagez cet article