Analyse
EnterNext : premier bilan il y a 3 ans - vendredi 18 juillet 2014

EnterNext, filiale de NYSE Euronext qui détient la Bourse de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et le marché des produits dérivés à Londres, a vu le jour il y a un peu plus d’un an.

Grâce à EnterNext, l’investisseur peut se réjouir de l’introduction de nouvelles PME-ETI intéressantes. Mais il doit faire preuve de sélectivité. Car le risque est plus élevé du fait de leurs finances plus fragiles. Et il doit se limiter aux entreprises cotées sur un marché réglementé et éviter Alternext, qui n’offre pas les mêmes garanties.
Parmi les sociétés présentes dans la liste d’EnterNext, nous recommandons
Agfa-Gevaert, Exmar, EVS, Gimv, Nyrstar, Melexis et Sioen.

 

EnterNext n’est pas une nouvelle Bourse. C’est une entité commerciale qui vise à promouvoir le financement par la Bourse auprès des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI), dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros.

 

Les entreprises concernées sont toujours cotées sur les marchés réglementés d’Euronext, ainsi que sur Alternext. Le but d’EnterNext est non seulement de servir d’interlocuteur auprès de 800 sociétés, pour les aider à mieux utiliser les marchés, mais aussi de prospecter auprès des entreprises, pour promouvoir les modes de financement existants (introduction en Bourse, émission d’obligations). Les objectifs d’ici 2016 sont très ambitieux : réaliser 80 nouvelles introductions par an sur les quatre places d’Euronext (contre ±30 en moyenne) et doubler les levées de capitaux qui tournaient autour de six milliards en moyenne ces trois dernières années.

 

Les premiers résultats sont encourageants : 47 nouvelles cotations et 9 milliards d’euros levés de juin 2013 à juillet 2014. Mais le contexte boursier était très favorable. Il est donc trop tôt pour tirer un bilan définitif. D’autant plus que les moyens restent limités (budget de 18 millions d’euros, soit seulement 15 % de plus que ce qu’Euronext dépensait auparavant pour les petites entreprises. EnterNext va cependant dans le bon sens : participation aux besoins de financement des PME-ETI, promotion auprès des investisseurs, lobbying auprès des pouvoirs publics.

Partagez cet article