Analyse
Labos pharmaceutiques : recentrage ! il y a 3 ans - lundi 7 juillet 2014

Après la précédente course à la taille, l’heure est au recentrage : se focaliser sur ses points forts et utiliser ceux des autres.

Nous conseillons toujours l’action Teva.
Nous conseillons aussi
ResMed (équipements pour les troubles respiratoires du sommeil).
Pour investir dans le secteur de manière globale, optez pour
le tracker
Lyxor ETF Stoxx Europe 600 Health Care,
ou, si vous aimez le risque,
le fonds
Franklin Biotechnology Discovery Fund A USD
ou le tracker First Trust Biotechnology Index Fund (ISIN : US33733E2037).

 

Course à la taille

Au cours de la précédente décennie, le secteur a multiplié les fusions. Pfizer a mangé Warner-Lambert, puis Pharmacia et enfin Wyeth. Sanofi s’est rapproché d’Aventis, Astra de Zeneca, Glaxo Wellcome de SmithKline Beecham et Merck de Schering-Plough. Ces grands rapprochements avaient pour but de se préparer à la concurrence des génériques. Aujourd’hui, le plus gros de la tempête générique est passé (pic atteint en 2012), sauf pour quelques-uns comme AstraZeneca.

 

Recentrage

Désormais, le mot d’ordre est rentabilité. Après avoir fait la chasse aux coûts par des restructurations, les labos se focalisent sur un nombre plus restreint d’activités (celles dans lesquelles ils sont les plus performants). Pfizer s’est séparé de sa nutrition infantile et de sa santé animale. AstraZeneca s’est défait de ses activités dentaires. Novartis a cédé sa santé animale à Eli Lilly et ses vaccins à GlaxoSmithKline (qui lui a cédé son oncologie). Merck a vendu ses produits sans ordonnance à Bayer. GlaxoSmithKline, Sanofi et Merck envisagent la vente de médicaments «anciens», qui ont perdu leur brevet et n’offrent plus suffisamment de perspectives de croissance.

 

Externalisation

Pour garnir leur portefeuille de produits en développement et compenser la faible productivité de leur recherche interne, les labos créent des collaborations avec des universités ou des partenariats avec de petites sociétés, souvent biotechnologiques (ou en font l’acquisition).

 

L’horizon s’éclaircit

2012 et 2013 ont été médiocres en matière de bénéfice. Mais à présent, le secteur devrait renouer avec la croissance (certes plus faible que par le passé, mais retrouvée grâce au recul des pertes de brevets et aux nouveaux produits). Les perspectives s’améliorent aussi (portefeuilles de produits en développement mieux garnis). Des espoirs déjà anticipés par les Bourses. En outre, les bilans restent solides et les dividendes globalement généreux. Un secteur à détenir dans tout portefeuille diversifié.

 

Notre sélection de grands labos pharmaceutiques
Nom
+bas
 sur 1 an
+haut
 sur 1 an
Stratégie
3085,21 p.
4946,41 p.
Médicaments brevetés (cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires).
47,53 USD
63,38 USD
Oncologie, diabète, marchés émergents, marchés matures (brevets tombés), santé animale.
1528 p.
1762 p.
Traitements respiratoires et du sida, vaccins et produits sans ordonnance.
44,62 USD
59,84 USD
Produits brevetés les plus prometteurs et ayant les meilleures chances d’être approuvés.
65,70 CHF
81,70CCHF
Médicaments sur ordonnance, ophtalmologie, génériques.
27,33 USD
32,96 USD
Médicaments sur ordonnance (cessions non terminées).
226,3 CHF
274,8 CHF
Médicaments biologiques contre les cancers.
68,29 EUR
80,92 EUR
Diabète, vaccins, automédication, Genzyme, marchés émergents.
36,26 USD
55,24 USD
Médicaments brevetés (maladies respiratoires et du système nerveux), biosimilaires, génériques, nouvelles entités thérapeutiques, automédication.

Partagez cet article