Analyse
Ne vendez pas ces 8 actions ! il y a un an - vendredi 6 janvier 2017
La récente hausse des Bourses pourrait vous tenter de prendre les bénéfices obtenus sur certains titres. Mais une action qui a bien grimpé n’est pas ipso facto survalorisée.
Ne vendez pas ces 8 actions !

Ne vendez pas ces 8 actions !

Elle peut garder un plus ou moins beau potentiel. Et donc mériter de rester en portefeuille. Parmi les belles hausses récentes, nous avons sélectionné pour vous 8 valeurs dont vous ne devez pas vous séparer (tout en veillant à ce que, au sein de votre portefeuille d’actions individuelles, chaque titre ne dépasse pas 5% de la valeur totale de celui-ci).

ACHETEZ

Axa (assurance)
L’actuelle hausse des taux à long terme donnera enfin un peu d’oxygène aux bénéfices du groupe, ce qui l’aidera à atteindre ses objectifs de croissance. Le plan «Ambition 2020» et le contrôle des coûts améliorent en outre la visibilité sur les perspectives. Le cours, qui correspond à 10 fois le bénéfice par action attendu pour 2017, garde du potentiel.

BMW (automobile)
BMW maintient le cap de la croissance. Sur les 11 premiers mois de 2016, ses ventes ont grimpé de 6 % par rapport à la même période en 2015. Un rythme certes moins dynamique que par le passé, mais meilleur que celui des concurrents, atteint grâce à l’attractivité et l’étendue de la gamme, ainsi qu’à l’engouement pour les véhicules SUV (gamme X). L’exercice 2016 devrait dégager un bénéfice, malgré l’impact sur la rentabilité de la hausse des frais de personnel. A plus long terme, la puissance des marques du groupe (incluant aussi Mini et Rolls-Royce) soutiendra le chiffre d’affaires et le bénéfice. Le potentiel du cours n’est pas épuisé.

Chevron (pétrole)
La stratégie mise en place pour réduire les coûts, et s’adapter à la faiblesse des prix du pétrole, porte ses fruits. Elle permet de générer des liquidités et de réduire l’endettement. Mais aussi et surtout de préserver le dividende. En outre, le cours ne tient pas assez compte des espoirs qu’on peut nourrir quant à la poursuite de la (lente) remontée du prix du baril (grâce notamment à l’accord au sein de l’OPEP). L’action Chevron est une belle valeur solide.

Cisco (technologie)
Ces dernières années, malgré un ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires, le groupe a su garder une confortable rentabilité, grâce à la maîtrise de ses coûts. Et ces prochaines années, la demande pour ses produits devrait se redresser, grâce aux nouveaux besoins en équipements de communications (e.a. 5G). En outre, le groupe détenant plus de 60 milliards de dollars sur des comptes à l’étranger, il pourrait être un des grands bénéficiaires d’une mesure évoquée par Trump : l’allégement fiscal sur le rapatriement de cash aux USA.

Rio Tinto (mines)
Le rebond du cours n’est pas terminé. L’action conserve un potentiel de hausse, grâce à la bonne orientation des prix des matières premières, lesquels sont soutenus autant par une demande chinoise accrue que par une anticipation de croissance de la demande américaine (vu l’annonce de grands travaux faite par Trump). Le groupe fait en outre de gros efforts pour générer plus de liquidités, en améliorant sa productivité et en cédant des actifs.

CONSERVEZ

ArcelorMittal (sidérurgie)
Les réductions de coûts et le rebond des prix de l’acier permettent enfin à la rentabilité de se redresser. Par ailleurs, l’augmentation de capital réalisée au 1er trimestre 2016 rassure sur la solidité du groupe. Toutefois, même si le protectionnisme annoncé par Trump laisse espérer une hausse des prix de l’acier, les faiblesses dont souffre toujours le secteur (demande atone, surcapacités chroniques) nous empêchent de conseiller un achat.

National Grid (électricité)
En juillet 2016, le cours a atteint son sommet historique, grâce notamment au statut de valeur refuge du titre. Le groupe a en outre cédé ses actifs dans le gaz au Royaume-Uni. De quoi se focaliser sur des activités plus dynamiques (et distribuer un dividende exceptionnel en 2017). La baisse du cours accusée entre-temps ne rend pas le titre digne d’achat. Mais il vaut la peine d’être gardé en portefeuille, pour son caractère défensif et son rendement sur dividende (4,7% brut).

Zurich Insurance (assurance)
Le suisse a commencé à récolter le fruit des initiatives prises en 2015 pour améliorer ses marges. Mais compte tenu de la concurrence, il devait aller plus loin. Ce fut chose faite en février, avec l’annonce de l’accélération de la restructuration. De quoi soutenir le dividende ces prochaines années. Mais le cours tient compte d’une grande partie des bonnes nouvelles.

 

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