Analyse
Nos meilleurs conseils pour bien investir dans la zone euro il y a 7 mois - jeudi 18 mai 2017
Les meilleures actions du moment et les meilleurs fonds d’actions !
Nos meilleurs conseils pour bien investir dans la zone euro

Nos meilleurs conseils pour bien investir dans la zone euro

L’économie de la zone euro sort de la double ornière où elle était enfoncée

Celle de la crise financière de 2009 et celle de la crise de la dette de 2011. Bien sûr, tout n’est pas résolu, mais la situation s’améliore La reprise économique s’est accélérée ces derniers mois et les signaux positifs se multiplient. Les actions de la zone euro sont redevenues une opportunité. Nous vous conseillons d’y investir 5% de votre avoir. Attention : ne le faites que si vous avez un profil de risque équilibré ou dynamique. Pour les profils défensifs, mieux vaut attendre encore un peu.

Relancer les économies locales

La situation a évolué. Les pays les plus forts de la zone euro, comme l’Allemagne, qui contribuaient pour l’essentiel à la croissance économique de la zone grâce au commerce international, se sont vu rejoindre par d’autres, Grèce excepté, qui apportent eux aussi leur écot à la croissance. Le chômage reflue et ceux qui ont retrouvé un emploi peuvent recommencer à consommer. Cela fait des millions d’acheteurs susceptibles de relancer les économies locales.

Un réel potentiel

L’évaluation des actions est satisfaisante. Leur prix moyen est de moins de 20 fois les bénéfices. C’est moins que les 24 fois de la Bourse américaine. Si la reprise économique devait s’amplifier, les actions de la zone euro pourraient faire mieux que la moyenne mondiale. La croissance bénéficiaire des entreprises s’accélère et pour l’année en cours on table sur des hausses à deux chiffres. Les rendements sur dividende, relativement élevés (3% en moyenne), sont aussi de nature à attirer les investisseurs.

Vous avez le choix entre les fonds d’actions spécialisés et les actions individuelles

Les fonds spécialisés offrent l’avantage d’être largement diversifiés (des dizaines, voire des centaines d’actions différentes) et d’être gérés par des spécialistes expérimentés. C’est la forme la plus indiquée pour monsieur et madame Tout-le-monde.
Si vous avez déjà un portefeuille diversifié et/ou que vous disposez du temps, de l’énergie et du savoir-faire pour suivre vos placements, vous pouvez opter pour une sélection d’actions.

FONDS D’ACTIONS
Notre banque de données compte 80 fonds de placement spécialisés dans les actions de la zone euro.
Pour les parcourir, utilisez notre sélecteur.
On peut les classer en deux groupes. Le premier ne mise que sur les grandes valeurs comme Total, Siemens, Santander, SAP… Le second mise sur les actions de taille moyenne et petite (leur appellation comprend des mots small et mid cap). Ces dernières années, le second groupe a fait mieux que le premier.

Nous avons une préférence pour Henderson Horizon Euroland Fund A2.
Ce fonds investit dans les grandes entreprises de la zone euro et nous en apprécions les performances historiques, leur régularité, le niveau de risque (limité), les frais (réduits) et la composition du portefeuille. Il est piloté par l’excellent gestionnaire Nick Sheridan. Il est disponible quasi partout. N’y investissez pas plus de 5% de votre avoir, dans une optique de long terme (au moins 5 à 10 ans).
C’est un des rares qui parvient à faire mieux que le (reste du) marché, de manière régulière. Ses gestionnaires ne craignent pas de donner un poids élevé dans leur portefeuille aux secteurs qui sont à leurs yeux les plus prometteurs.

ACTIONS INDIVIDUELLES
Les actions que nous recommandons ont deux points communs : leurs perspectives sont bonnes et à leur cours actuel elles ne sont pas chères. Nous en avons sélectionné 22.
Pour les découvrir, utilisez notre sélecteur.
Nous vous proposons d’en examiner quelques-unes en détail.

Ahold Delhaize
Le belgo-néerlandais résulte de la fusion entre Ahold et Delhaize. Il compte 6 500 magasins répartis sur 11 pays (Belgique, Pays-Bas, Etats-Unis…). C’est un des plus grands acteurs du marché mondial de la distribution alimentaire.
La fusion réalisée en 2016 est un succès vu que l’an passé déjà le chiffre d’affaires et les bénéfices du nouveau groupe ont progressé. Les frais liés à la fusion sont en baisse, si bien que les résultats de l’opération s’affirmeront progressivement davantage. L’avenir se présente donc bien.

Axa
Le groupe Axa est un des piliers du marché mondial de l’assurance. Il est actif dans l’assurance vie, l’assurance risques, la gestion de patrimoine et les services bancaires.
Le groupe table sur le marché de croissance qu’est l’Asie en y développant ses activités et en procédant à des acquisitions. Axa est financièrement solide, son dividende généreux (5% brut), mais son cours boursier ne tient pas suffisamment compte de ces atouts.

BMW
L’Allemand est un grand nom du marché des véhicules de luxe avec ses marques phares BMW mais aussi Mini et Rolls-Royce. Ses principaux débouchés sont l’Allemagne, les Etats-Unis et la Chine.
BMW est actif dans le segment du luxe et sa notoriété y est élevée, ce qui lui permet de dégager des marges considérables. Ses SUV, légèrement plus chers, ne font que gonfler encore ses bénéfices. Le groupe est appelé à jouer un rôle important sur le futur marché des voitures électriques et des voitures autonomes.

EDP
Energias de Portugal produit, transporte et distribue de l’électricité au Portugal, en Espagne et au Brésil. Le groupe est aussi présent sur le marché du gaz, mais pas au Brésil.
EDP veut augmenter sa rentabilité en comprimant ses coûts financiers. Comment ? En réduisant son endettement. Parallèlement, le groupe compte investir dans l’éolien pour augmenter sa capacité de production et ses rentrées. Le rendement sur dividende est de 4,5% brut.

Engie
Engie est un groupe français actif dans l’électricité, le gaz et les services. C’est aussi le plus gros producteur indépendant d’électricité au monde.
Engie, en pleine mutation, quitte la production d’énergie polluante pour se diriger vers l’énergie plus verte. Pour cela il vend des actifs et procède à un plan de restructuration, plus fructueux que prévu. Le groupe devrait continuer à jouer un rôle essentiel sur le marché grâce à son option pour l’énergie à faible émission de CO2 et les services.

GTT
Gaztransport & Technigaz est le leader mondial des systèmes d’étanchéité pour le transport et le stockage de gaz naturel liquéfié (gnl). Le groupe produit notamment des systèmes étanches pour les navires méthaniers.
La baisse des prix pétroliers pèse sur le marché du gnl. Les commandes de matériel ont baissé mais une amélioration est attendue pour 2019. A long terme, le secteur présente un potentiel réel. De par sa position dominante et son avance technologique, GTT devrait largement en profiter. Du fait de la forte baisse du cours boursier, le dividende est monté à 7,8% brut. Pour audacieux uniquement.

PostNL
Le fournisseur indépendant de services logistiques PostNL a compensé la baisse structurelle de la distribution postale par la livraison de colis pour le secteur de l’e-commerce.
Après l’échec de sa reprise par bpost, PostNL poursuit sa route seul. Ses dirigeants veulent rassurer les actionnaires en payant un dividende plus élevé, ce qui implique de sabrer dans les coûts pour améliorer la rentabilité. PostNL est plus fort que ses concurrents dans la distribution de colis et tire profit du nombre et du dynamisme des acteurs de l’e-commerce aux Pays-Bas. Le cours n’en tient pas suffisamment compte. Il dispose donc d’un potentiel de hausse.

Repsol
Le groupe énergétique espagnol Repsol (gaz et électricité) est surtout présent en Espagne et en Amérique latine. Il travaille notamment dans la prospection pétrolière au Venezuela et au Brésil. Grâce aux synergies dégagées par la fusion avec Talisman Energy (Canada) en mai 2015, le groupe a pu réduire ses coûts, augmenter sa rentabilité et dégager plus de liquidités. Cette action dispose d’un potentiel de hausse considérable : les dirigeants de Repsol affectent leurs liquidités à leur désendettement, au maintien de leur dividende et aux investissements d’avenir.

Telefónica
Telefónica est le n°1 des télécoms en Espagne avec une part de marché de plus de 45%. Le groupe est aussi très actif en Amérique latine (notamment au Brésil) et en Allemagne.
Telefónica a renoué avec la croissance. La tendance devrait se maintenir malgré un endettement énorme. Le groupe envisage en effet de vendre quelques actifs comme O2 et Telxius dont le produit sera affecté au désendettement. Telefónica a aussi pris le parti de réduire le dividende, ce qui donne plus de marge de manœuvre. Ces mesures nous semblent appropriées et l’action a été exagérément pénalisée.

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