Analyse
Il ne se passera pas grand-chose pour la biotech argenx en 2017 il y a 5 mois - jeudi 20 juillet 2017
Miser sur argenx, c’est faire un pari plutôt qu’un investissement.

Pour des nouvelles significatives sur les essais cliniques des produits en développement, il faudra attendre le second semestre 2018. Aucun produit n’en a déjà entamé la dernière phase et toute commercialisation potentielle reste lointaine. Compte tenu de la faiblesse du panel de produits en développement, on est face à une loterie difficile à appréhender. 
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Immunothérapie

L’immunothérapie, discipline qui avance à grands pas, consiste à éduquer et donner les armes à notre système immunitaire pour combattre des cancers, des maladies auto-immunes, etc. Fondée en 2008, la biotech argenx axe ses recherches sur l’usage en immunothérapie d’anticorps dérivés de protéines de lamas (le système immunitaire du lama a des points communs avec le système humain).

Trésorerie : pas d’inquiétude

argenx a réalisé deux augmentations de capital en 2016 et a encore récolté des capitaux en entrant sur le Nasdaq en mai 2017. Sa trésorerie se chiffre ainsi à ±160 millions d’euros. Ces prochaines années, le montant des liquidités absorbé par la recherche va certes fortement augmenter (40 millions estimés pour 2017). Et on ne peut exclure d’autres augmentations de capital d’ici deux ans. Mais le groupe a de quoi voir venir. Dans le cadre de quatre partenariats, il travaille au développement de traitements qui pourraient à l’avenir rapporter de belles sommes en cas de succès (mais qui sont encore à des stades précoces)

Loin d’une commercialisation

Aucun des traitements sur lesquels argenx travaille en solo (sans partenariat) n’a déjà dépassé la deuxième des trois phases des essais cliniques nécessaires avant toute autorisation de commercialisation. Deux produits sont en phase 2, pour trois indications : une maladie du sang, une maladie neuromusculaire, et une en oncologie. Statistiquement, les traitements en oncologie et en neurologie sont ceux qui subissent les taux d’échecs les plus élevés au cours des essais. A ce stade, les deux traitements concernés ont moins d’1 chance sur 10 d’être commercialisés un jour. Et pour la maladie du sang, on parle d’1 chance sur 3. Si commercialisation il y a, ce ne sera pas avant 6 ou 7 ans. D’ici là, les pertes s’accumuleront.

Cours au moment de l’analyse : 17,65 EUR

 

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