Analyse
Le marché spécule sur une OPA sur Galapagos il y a 4 mois - vendredi 23 février 2018
La biotech belge préférerait cependant rester indépendante.

Dans le secteur bioetch, après les offres sur Ablynx et Tigenix, Galapagos est certainement la cible possible d’une reprise. La société préférerait cependant rester indépendante et cherche plutôt un nouveau gros actionnaire. Si elle y parvient, pour le petit actionnaire, ce serait voir s’évanouir l’espoir de gains rapides. Mais cela prouverait que le portefeuille de produits est digne d’intérêt. Si vous acceptez le risque et malgré les sommets atteints par le cours :
CONSERVEZ.

Bon pipeline et reins solides

Galapagos mène actuellement près de 20 études cliniques. Un de ses produits en développement, le filgotinib est testé pour onze indications et est en troisième et dernière phase de tests cliniques pour trois indications. D’autres produits sont en phase I ou II.

La société détient en caisse 1,15 milliard d’euros. En 2017, elle a dépensé  245 millions. Sa trésorerie est donc bien plus que suffisante pour fonctionner jusqu’à une éventuelle première commercialisation (en 2020 ?).

On devrait y voir plus clair cette année sur le potentiel du filgotinib

Les premiers résultats de la troisième phase de tests pour l’arthrite rhumatoïde (en partenariat avec l’américain Gilead) seront communiqués à la mi-2018. Les résultats de la phase II pour la spondylarthrite ankylosante et l’arthrite psoriasique devraient suivre.

OPA ?

Le 1er janvier dernier, le pacte de non-agression entre Galapagos et Gilead, (1er actionnaire à 13,27%) est arrivé à échéance. Depuis, le cours a gagné 20%. Le marché spécule sur une reprise. Une spéculation motivée d’une part par les offres lancées sur Ablynx et Tigenix avec de généreuses primes, et d’autre part par l’avancée des recherches (pour une biotech, la publication des résultats de phase III est susceptible d’initier les convoitises). De plus, pour Gilead, reprendre Galapagos ce serait éviter de payer les sommes promises en cas de succès du filgotinib (jusqu’à 1 milliard). Mais Galapagos a bien l’intention de rester indépendant et cherche plutôt à faire rentrer dans son capital un autre groupe pharma (à 10% au moins, soit ±480 millions d’euros). Un autre de ses partenaires (AbbVie, Servier…) pourrait être intéressé, pour éviter ainsi, en cas de reprise par Gilead, de partager avec ce concurrent le contrôle de ses développements au sein de Galapagos.

Cours au moment de l’analyse : 94,22 EUR

 Galapagos est une biotech belge fondée en 1999, cotée à Bruxelles depuis 2005 et sur le Nasdaq depuis 2015. Elle développe des molécules ciblant des maladies inflammatoires.

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