Analyse
L’entreprise Hamon reste dans une situation très délicate il y a 3 mois - mercredi 21 février 2018
Le producteur belge d’échangeurs de chaleur n’a pas été tiré d’affaire par sa récente augmentation de capital.

L’action est toujours chère.
VENDEZ.

L’augmentation de capital consentie pour sauver le groupe Hamon de la faillite (et qui s’est clôturée le 9 février dernier) n’a pas vraiment été un succès : 69,4% seulement des nouvelles actions ont été souscrites.

Quant aux droits préférentiels non exercés et non vendus en Bourse (= scrips), proposés à la vente aux investisseurs institutionnels le 14 février, ils n’ont non plus suscité aucun intérêt. Aucune souscription n’a été enregistrée. En conséquence, les détenteurs des scrips n’ont rien reçu.

La situation de l’entreprise reste extrêmement délicate et le risque est à l’avenant. Sans surprise, Hamon a signé la pire performance de la semaine passée à Bruxelles avec une chute de cours de plus de 40%.

Cours au moment de l’analyse : 0,54 EUR

Hamon est un groupe d’ingénierie wallon. Depuis des années, il est dans une spirale négative. La région wallone, via son bras financier la Sogepa, est son premier actionnaire. Hamon cède des activités de fabrication et se recentrer sur son cœur de métier : l’ingénierie relative aux systèmes de refroidissement, de contrôle de la qualité de l’air et de la récupération de chaleur pour les clients industriels. Il veut aussi développer ses services après-vente pour s’assurer une base récurrente de revenus.

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