Analyse
Depuis début 2018, le cours de Mithra a bondi de ±115 % ! il y a 3 mois - mercredi 7 mars 2018
En début d’année, il végétait encore sous le prix d’entrée en Bourse (12 EUR en juin 2015).

La raison ? L’imminence des résultats de tests cliniques et la spéculation sur les biotechs, depuis les OPA sur TiGenix et Ablynx.
Si vous aimez la spéculation et le risque, conservez. Sinon, prenez votre bénéfice.

Enjeu n°1 : l’Estetrol

La biotech liégeoise Mithra est active dans la santé féminine : elle vend des génériques de pilules contraceptives (30 à 40% du marché du Benelux en volume) et développe des bio-équivalents. Et elle est toujours en perte (1,37 EUR par action en 2017). Mais elle place ses espoirs dans deux produits d’un autre type : Estelle (contraceptif oral) et Donesta (ménopause). Des molécules innovantes, à base d'Estetrol, un œstrogène naturel produit par le foetus au cours de la grossesse et qui réduit les risques liés aux œstrogènes utilisés aujourd’hui (de phlébite, embolie, interactions médicamenteuses…).

2018 : année de la vérité

En 2017, Mithra a conclu divers partenariats. C’est de bon augure pour les deux produits précités (qui pourraient devenir des blockbusters, c.à.d. réaliser un chiffre d’affaires dépassant le milliard de dollars). Certes, on est encore loin des commercialisations (2022 pour le Donesta ? 2019-20 pour l’Estelle ?). Et tout peut encore échouer. Mais ces 12 prochains mois seront riches en nouvelles quant aux résultats des essais cliniques. En cas de succès, de nouveaux partenariats (=rentrées d’argent) devraient être signés. De quoi donner à Mithra les moyens d’éviter des augmentations de capital (qui dilueraient l’avoir de l’actionnaire existant).

Les nouvelles attendues

Pour le Donesta, le résultat des tests de phase II seront dévoilés fin mars, début avril. Le marché pour ce produit se chiffre aujourd’hui à 8,6 milliards de dollars. Et il pourrait doubler d’ici 2025 (jusqu’ici, la proportion de patientes ménopausées traitées est très faible).

Pour l’Estelle, le résultat des tests de phase III seront révélés au 3e trimestre 2018 pour l’Europe et la Russie et au 1er trimestre 2019 pour les USA. En cas de succès, il y aurait 85% de chances d’arriver à une commercialisation.

Pour le Myring (anneau vaginal contraceptif), l'approbation de commercialisation en Europe est attendue pour le 2e ou le 3e trimestre 2018.

Cours au moment de l’analyse : 23 EUR

Partagez cet article