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Ces derniers jours, les évaluations hautes sur certains secteurs, comme les technologiques, ont induit des prises de bénéfices

il y a 29 jours - mardi 16 octobre 2018
Ce n’est pas une surprise. Nous vous avions avertis à maintes reprises de la valorisation tendue de certains compartiments.

Et nous ne vous conseillons pas de changer votre fusil d’épaule.

Certains titres généreusement valorisés ont été chahutés la semaine passée. Entre le 5/10 et le 12/10, Tencent a chuté de 5,4%, Alibaba de 4,7%, Facebook de 2,2% et Amazon de 5,3%.
A contrario, les actions de secteurs délaissés ces derniers mois ont profité de la rotation sectorielle et s’en sortent mieux : le secteur des métaux précieux a grimpé de 2,7%, celui des télécoms européens de 1,4%.

La correction a été surtout déclenchée par la rapidité de la remontée des taux d’intérêt longs américains (au-delà de 3%). Une remontée qui a rendu les obligations un peu plus attractives, aux dépens des actions. Cette hausse du coût de l’argent s’explique par la très bonne tenue de l’économie américaine (chômage bas, création d’emplois...), couplée à la hausse des taux courts orchestrée par la banque centrale. Logique selon nous, à ce niveau de cycle économique aux Etats-Unis. Mais si la lente normalisation de la politique monétaire et la remontée des taux créent de la volatilité à court terme, elles permettent aussi à l’investisseur de mieux diversifier ses placements, entre actions et obligations.

A côté de cela, ce sont aussi les perspectives de l’économie mondiale qui posent question. Après sa forte croissance des deux dernières années, au-delà de son potentiel de croissance à long terme, une décélération est attendue à partir de 2019. Son impact sur les profits des entreprises inquiète. Et l’annonce faite par le FMI, quant à un essoufflement de la croissance mondiale, a nourri le climat de défiance sur les Bourses.

A ce stade cependant, nous ne modifions pas notre scénario d’atterrissage en douceur.

Les marchés européens, souvent moutonniers, ont réagi négativement aux mouvements américains. Le Stoxx Europe 50 a cédé 4,3%. Mais vu la valorisation globale raisonnable de l’Europe, nous ne craignons pas de longue correction. Aussi, même si la volatilité pourrait rester de mise ces prochaines semaines, ce n’est pas le moment de craquer et de vendre vos positions.

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