Terres rares et métaux critiques : cela bouge !
Les métaux critiques et terres rares, enjeux pour la Bourse et l’investissement industriel.
Les métaux critiques et terres rares, enjeux pour la Bourse et l’investissement industriel.
Ce secteur mérite en tout cas une place dans un portefeuille de placements diversifié et acceptant certains risques.
Pour y investir, choisissez l’ETF VanEck Rare Earth and Strategic Metals disponible chez Belfius, Keytrade, Saxo…
Le président américain Donald Trump prévoit de créer une réserve stratégique de minéraux essentiels, dotée d’un financement initial de 12 milliards de dollars, dans le but de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des terres rares et autres métaux en provenance de Chine.
Ce programme, baptisé Project Vault, a pour objectif d’acheter et de stocker des ressources destinées aux constructeurs automobiles, aux sociétés technologiques et à divers acteurs industriels, afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement.
Les États-Unis possèdent déjà une réserve nationale de minéraux critiques dédiée à leur secteur de la défense, mais aucune ne couvre aujourd’hui les besoins civils.
Ces annonces stimulent les actions des entreprises américaines actives dans les terres rares à Wall Street, telles que USA Rare Earth (+85,8%% depuis janvier), Critical Metals (+81,4%) et United States Antimony (+56,6%).
Le Japon annonce une avancée qui pourrait être majeure : la récupération de boues marines riches en terres rares à grande profondeur. Cette étape demeure encore à l’échelle pilote. L’enjeu est considérable : si la viabilité économique de cette extraction en eaux profondes est confirmée, le Japon disposerait d’une source domestique pour des métaux indispensables à son industrie de pointe. Le pays reste confronté aux tensions avec son voisin chinois qui vient de restreindre ses approvisionnements.
La Cour des comptes européenne vient de réaliser un audit très sévère de la politique européenne en matière de métaux critiques. Ses objectifs en matière d’extraction, de transformation et de partenariats stratégiques avec des pays tiers ne sont pas atteints. Elle considère qu’à ce rythme, il sera « difficile » pour l’UE de sécuriser les volumes de matières stratégiques nécessaires d’ici la fin de la décennie.
Elle recommande d’accélérer la diversification des fournisseurs, de lever les blocages de financement pour les projets miniers et de transformation en Europe, et de renforcer le recyclage et la réutilisation afin de réduire la dépendance aux matières critiques.