Analyse
Investir dans le nucléaire ? il y a 7 ans - vendredi 8 janvier 2010
Pour les investisseurs qui n'ont pas froid aux yeux, nous maintenons un conseil d'achat pour deux produits spécialisés dans le secteur.

Le sommet de Copenhague n'a pas été un succès. Or une réglementation plus stricte sur le rejet des gaz à effet de serre aurait été bénéfique au développement de l'énergie nucléaire, peu polluante de ce point de vue. Nous gardons toutefois confiance dans le potentiel de développement du secteur. Faisons le point sur l'opportunité d'y investir et sur les possibilités qui existent.

 

Par rapport à notre analyse de juin 2009, il se confirme que le secteur est bien orienté : au niveau mondial, en plus des 435 réacteurs déjà en activité, 53 nouveaux réacteurs sont en construction, 136 sont planifiés et 299 sont à l’étude. Un dynamisme issu en partie de la Chine, qui cherche à diversifier ses approvisionnements en énergie : le pays dispose déjà de 11 réacteurs en activité et de 18 en construction; 35 autres y sont planifiés et 90 à l’étude.

  

Uranium et équipements

 Le dynamisme du secteur nucléaire va faire progressivement croître la demande en uranium. Or, pour l’heure, l’offre reste assez limitée. Pourtant, ces dernières années, le prix de l’uranium est resté sous pression. C’est parce qu’une partie de la demande a été satisfaite par l’uranium revendu par les armées, qui se débarrassent peu à peu de leurs stocks (actuellement la production des mines ne compte que pour les 2/3 de la demande des centrales). Mais une fois que les armées en termineront de mettre de l’uranium sur le marché et que la demande se développera, les prix de l’uranium pourront grimper.

 

L’essor de la filière nucléaire est aussi de bon augure pour les groupes participant à la construction et l’équipement des centrales.

 

 

Pas sans risque

Pas d’excès d’enthousiasme toutefois, car la filière n’est pas sans risque, loin s’en faut : les centrales suscitent toujours la crainte d’accidents et les investissements sont fortement influencés par des facteurs politiques; pour preuve : la construction d’un nouveau réacteur en Finlande pour la production d’électricité a connu d’importants problèmes de surcoûts et de retards accumulés. Les producteurs d’électricité pourraient donc bien toujours hésiter avant de se lancer dans de tels investissements.

 

 

Nos conseils

Quoi qu’il en soit, nous maintenons un conseil d’achat, pour les investisseurs qui acceptent un risque plus élevé, pour deux produits spécialisés dans le secteur et que nous conseillions déjà en juin. 

 

Le fonds Market Vector Nuclear, qui suit l’évolution du Daxglobal Nuclear Energy Index. Il est coté à New York (ISIN : US57060U7046) et paie un dividende mais est frappé de la double imposition (15 ou 30 % aux USA, selon les conventions; 25 % en Belgique).

 

Le tracker ETFX WNA Global Nuclear Fund (ISIN : IE00B3C94706), qui est coté sur Euronext Amsterdam et capitalise son dividende (de sorte qu’il n’est pas soumis au précompte).

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