Allemagne : retour à la croissance, pas au dynamisme
L’Allemagne est-elle le moteur de l’Europe ?
L’Allemagne est-elle le moteur de l’Europe ?
Le pays ne joue pas vraiment son rôle de locomotive de l’Europe.
Nous limitons nos investissements en Allemagne à l’achat de quelques actions : Deutsche Post, Knorr Bremse, MTU Aero Engines.
Berlin avait annoncé un plan de relance et une remise à jour de ses infrastructures devant prêter main forte à la croissance. Or, s’il est vrai que les dépenses de consommation de l’Etat (+1,5%) et les dépenses des ménages (+1,4%) ont permis de sortir l’économie du marasme, les investissements des entreprises sont en recul (-0,5%) et la production industrielle souffre de la méforme des exportations (-0,3% et même -0,7% pour les exportations de biens).
Ces chiffres sont décevants pour un pays dont on attend qu’il soit la locomotive de l’Europe.
Sur l’ensemble de 2025, le déficit budgétaire a été de 2,4%, contre 2,7% en 2024.
Il est vrai que l’ensemble des dépenses publiques, incluant les investissements, ont augmenté au total de 5,1% sur l’année, mais dans le même temps, la recette fiscale a augmenté de 5,8%. Berlin ne semble donc pas réellement disposé à dépenser sans compter. Le pays renonce difficilement à des décennies de sobriété budgétaire.
Sa croissance ainsi que celle de l’Europe entière, risquent fort d’en pâtir.