Analyse
L'alternative suédoise il y a 7 ans - lundi 15 mars 2010
Compte tenu des faibles rendements en euro, il est impératif de diversifier son portefeuille dans diverses devises. Par exemple en couronne suédoise.

Le bonheur scandinave
La Suède ne connaît pas, comme d’autres pays, de grave déficit budgétaire : il serait cette année de 2,5 % du PIB (contre 10 % et plus pour les pays en difficultés tels que, e.a., la Grèce). La dette de l’Etat se limite quant à elle 44 % du PIB. Le pays n’est donc pas contraint à de sévères plans d’économies ou d’assainissement. En outre, les taux directeurs devraient subir une première hausse cet été. Car l’inflation est en hausse et le marché du travail en amélioration (dans la zone euro, au contraire, une hausse de taux n’est pas du tout à l’ordre du jour). Et si le secteur bancaire suédois s’est avéré un point délicat au moment de la crise, compte tenu de ses gros intérêts dans les Etats baltes, il est à présent à nouveau bon pied bon œil et en mesure d’accorder des crédits.Autant de facteurs en faveur de la couronne.

Le vent froid du grand nord
· Néanmoins, bien que sortie de l’ornière, l’économie suédoise n’est pas rétablie à tous les niveaux. Au quatrième trimestre, elle s’est contractée de 0,6 % et les exportations de 5,7 %. Au cours du trimestre précédent, l’économie avait encore subi une baisse de 0,1 %. Selon la banque centrale toutefois, ce recul ne serait que temporaire. Pour 2010, elle attend une croissance de 2,5 %. Le marché du travail se reprend (même si le taux de chômage reste assez élevé, à 9,4 % de la population active), la confiance des consommateurs s’améliore et les exportations se redressent.
· En outre, il est vrai que la Suède étant très dépendante de ses exportations vers les pays de la zone euro, elle a tout intérêt à ce que la croissance renaisse en Europe et à ce que la couronne suédoise ne grimpe pas trop face à l’euro, pour ne pas inhiber ses exportations.

La balance
En définitive, nous estimons que les facteurs en faveur d’une hausse de la couronne pèsent plus lourd que ceux en sa défaveur. Même si la couronne a déjà grimpé d’un petit 20 % depuis son point le plus bas face à l’euro, nous pensons que son potentiel n’est pas épuisé. La solidité financière du pays et l’espoir d’une hausse des taux la rendent intéressante. Nous conseillons dès lors d’y investir à titre de diversification et d’y consacrer 15 à 20 % de votre portefeuille. Vous pouvez notamment le faire au travers de sicav d’obligations spécialisées en couronne suédoise, telles que notamment ING L Renta Fund II SEK et KBC Renta Sekarenta.

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