Analyse
La semaine économique il y a 7 ans - mardi 23 novembre 2010

Allemagne, Royaume-uni, Etats-Unis et Japon.

 

Hausse de l’indice zew en Allemagne

L’indice zew, qui mesure la confiance des investisseurs à l’égard de l’économie germanique, s’est amélioré en novembre, rejoignant ainsi la hausse de l’indice ifo (climat des affaires) du mois dernier. Grâce au rebond des exportations et à une consommation domestique enfin un peu plus dynamique, l’économie outre-Rhin progressera encore ces prochains trimestres, mais à un rythme moindre.

Inflation élevée au Royaume-Uni

En Angleterre, l’inflation continue de dépasser l’objectif de 3 % des autorités monétaires, à 3,2 % en octobre contre 3,1 % en septembre. Pour justifier ce dérapage des prix, le gouverneur de la Banque d’Angleterre a invoqué des facteurs temporaires comme le relèvement de la TVA en janvier, la hausse du prix du pétrole et la dépréciation de la livre depuis mi-2007 qui a renchéri les importations. Si la Banque d’Angleterre s’attend toujours à une inflation élevée en 2011, elle anticipe une modération à moyen terme. Il n’y a donc pas lieu de durcir la politique monétaire.

Tableau conjoncturel mitigé aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les ventes de détail ont progressé de 1,2 % entre septembre et octobre. En dépit d’un marché du travail toujours morose, les Américains continuent donc de dépenser et d’ainsi soutenir la reprise. Par contre, la production industrielle a stagné en octobre, après avoir déjà diminué de 0,2 % en septembre. Avec des signes de ralentissement dans les pays émergents et un commerce mondial moins dynamique, cette tendance se poursuivra, ce qui fragilisera la reprise américaine. De là à anticiper un nouvel assouplissement monétaire par la Réserve fédérale, il n’y a qu’un pas que certains ont déjà franchi.

Japon, une vigueur économique temporaire ?

Au troisième trimestre, la croissance économique japonaise a été de 0,9 % sur base trimestrielle (soit 4,4 % sur base annuelle). Cette bonne performance est due au bond de 1,2 % de la consommation des ménages. Car du côté des exportations, la force du yen pénalise clairement les entreprises nippones. Malheureusement pour le Japon, la consommation des ménages ne continuera pas de progresser à ce rythme. Et comme le yen reste fort malgré les interventions des autorités, les ventes à l’étranger ne retrouveront pas le dynamisme des derniers trimestres.

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