Analyse
La semaine économique il y a 6 ans - mardi 18 janvier 2011

Les nouvelles économiques générales, de l'Europe aux USA, en passant par le Royaume-Uni et par l'Australie.

 

USA : consommation en hausse

En décembre, pour le sixième mois consécutif, les ventes de détail aux USA ont progressé (+0,6 % de novembre à décembre, +7,9 % par rapport à décembre 2009). Un dynamisme qui, combiné à l’amélioration de la situation sur le marché du travail, renforcera la consommation des ménages et, par extension, l’ensemble de l’activité économique des prochains mois. La croissance du pays pourrait donc nous réserver de bonnes surprises en 2011, d’autant plus que les exportations progressent encore (+15 % de novembre 2099 à novembre 2010) et que la production industrielle reste soutenue (+0,8 % de novembre à décembre). De son côté, la Réserve fédérale ne voit poindre aucune pression inflationniste et a donc toute latitude pour poursuivre sa politique accommodante. Si l’inflation a grimpé de novembre à décembre, c’est uniquement du fait des prix énergétiques. A 1,5 %, elle reste contenue.

Europe : la BCE redoute l’inflation

Si la Banque centrale européenne a laissé son taux directeur inchangé à 1 %, elle semble se préoccuper à nouveau du risque inflationniste. La récente hausse de l’inflation, à 2,2 % en décembre pour l’ensemble de la zone euro contre 1,9 % en novembre, est due à l’envolée du prix des matières premières et n’a pas, pour l’instant, modifié les attentes à moyen terme. Mais une certaine inquiétude est perceptible et surtout, le président de la BCE semble préparer les marchés à une prochaine hausse du loyer de l’argent. Toujours fort accommodante, la politique actuelle n’est, il est vrai, plus en phase avec la situation économique, mais s’explique seulement par les tensions sur le marché bancaire et obligataire européen. Au niveau conjoncturel, la reprise se confirme, avec une hausse de 1,2 % de la production industrielle d’octobre à novembre (+7,4 % sur un an).

Royaume-Uni : statu quo monétaire

La Banque d’Angleterre n’a pas modifié sa politique monétaire. Elle laisse son taux directeur à 0,5 % et maintient l’enveloppe de 200 milliards de livres pour son programme d’achats d’actifs. Mais les autorités monétaires britanniques devront rapidement arbitrer entre la lutte inflationniste et le soutien à l’économie. Avec une inflation résolument ancrée au-delà des 3 % et une cure d’austérité économique sans précédent, la Banque d’Angleterre sera même devant un choix cornélien. D’autant plus que l’activité industrielle n’a augmenté que de 0,4 % d’octobre à novembre.

Australie

En Australie, les créations d’emplois ont ralenti en décembre, l’économie ne générant que 2 300 postes de travail. La force de la devise et le renchérissement du loyer de l’argent suite aux quatre hausses du taux directeur décidées en 2010 freinent la croissance économique. Et avec les inondations des dernières semaines, il ne faut pas s’attendre à une amélioration en janvier. Au contraire, la croissance devrait marquer le pas au premier trimestre.

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