Analyse
La semaine économique il y a 6 ans - mardi 4 janvier 2011

Consommation aux USA, inflation en Allemagne, 17e membre pour l’euro, dynamisme japonais.

 

Etats-Unis : la consommation garde le cap

Les ménages américains continuent à reprendre le chemin des magasins. Une évolution rendue possible grâce à la hausse des revenus et à un meilleur moral des Américains qui n’hésitent plus à réduire leur taux d’épargne au profit de la consommation. A 5,3 % des revenus disponibles, ce taux reste néanmoins largement supérieur à ce qu’il était la dernière décennie, ce qui ne manque pas de renforcer la santé financière des ménages.
Avec l’amélioration graduelle sur le marché du travail, la hausse des revenus et une épargne suffisante, le rebond de la consommation des ménages est appelé à se poursuivre et c’est toute l’activité économique américaine qui devrait en profiter ces prochains trimestres.

 

Pas de problème d’inflation en Allemagne

Malgré son dynamisme, l’Allemagne présente peu de tensions inflationnistes avec une inflation limitée à 1,9 % en décembre et à 1,2 % en 2010 par rapport à 2009.
L’Allemagne sort d’une excellente année 2010 et 2011 devrait être dans la même lignée, même si l’activité économique devrait être un peu moins dynamique et la progression des prix un peu plus rapide.

 

Un 17e membre pour la zone euro

Malgré la crise de la dette publique, la zone euro a toujours ses partisans. Ce 1er janvier en effet, l’Estonie a abandonné sa couronne au profit de la monnaie unique. Recalée aux portes de la zone euro en 2007 à cause d’une inflation trop élevée, l’Estonie est aujourd’hui entrée avec les honneurs. Avec une dette publique presque inexistante et une économie qui a rapidement surmonté la crise, le pays pourrait même donner des leçons à la plupart des autres membres de la zone euro.

 

Dynamisme économique japonais insuffisant

Selon la Banque du Japon, la croissance nipponne devrait connaître un creux avant de revenir à un niveau modéré, en partie grâce à la demande domestique. Le dynamisme économique reste toutefois insuffisant pour permettre un retour à une politique monétaire moins accommodante et les autorités monétaires japonaises devraient poursuivre leur programme d’achat d’actifs pour maintenir les taux à un faible niveau et soutenir ainsi l’économie. Pas d’amélioration en vue non plus du côté du marché du travail avec un taux de chômage toujours stable à 5,1 %. Pas vraiment de quoi sortir de la spirale déflationniste donc.

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