Analyse
La Suède en grande forme il y a 6 ans - mardi 15 février 2011

L’économie suédoise affiche un excellent bulletin de santé. Tout profit pour la couronne suédoise et la Bourse de Stockholm, qui méritent assurément une place en portefeuille.

Ces douze derniers mois, la couronne suédoise a gagné ±13 % par rapport à l’euro et la Bourse de Stockholm a bondi de 26 % (43 % en euro). Après un repli de 5,3 % en 2009, l’économie suédoise a connu au troisième trimestre 2010 une croissance de 6,9 %. Un chiffre digne d’un pays émergent. Les craintes de 2009 concernant le secteur bancaire du pays (exposé aux pays baltes, en proie à de graves problèmes) sont loin. L’intervention de l’Etat pour soutenir ses banques et l’aide du FMI à la Lettonie ont calmé le jeu.

 

Finances publiques saines, secteur privé dynamique

Les marchés se réjouissent des finances publiques saines de la Suède. Certes, 2009 et 2010 se sont soldées par un déficit budgétaire d’un peu plus de 1 % du PIB. Mais la croissance aidant, les comptes publics devraient repasser dans le vert en 2011 et la dette publique, proche de 40 % du PIB, devrait repartir à la baisse dans les années à venir. Un précieux atout alors que les problèmes de la dette souveraine des pays périphériques de la zone euro et la forte dégradation des finances américaines, britanniques et japonaises provoquent des craintes récurrentes auprès des marchés.

Au niveau des entreprises, la compétitivité s’est sensiblement améliorée ces dix dernières années grâce à la baisse des coûts salariaux (-20 %) et de production (-5 %)et à un climat d’affaires favorable, qui incite les entreprises à investir. Les exportations aussi se portent bien. La Suède, qui a misé sur la recherche et le développement, possède aujourd’hui une industrie basée sur la haute technologie et l’innovation et subit peu la concurrence des pays à bas salaires.

 

Nos conseils

ACTIONS

Même si la Bourse de Stockholm a déjà bien progressé, nous décelons encore assez de potentiel pour y investir.
- Nous vous conseillons l’action du spécialiste des relations clients Transcom, pour lequel nous tablons sur une amélioration progressive de la rentabilité aux Etats-Unis et en France. Le cours, matraqué ces dernières années, n'en tient pas compte.
- Vous pouvez conserver Nordea. Le dynamisme des économies nordiques a contribué aux bons résultats trimestriels de la banque, tranchant ainsi avec ses concurrents européens.
- Vous pouvez aussi conserver Oriflame (cosmétiques). Le cours a pâti des inquiétudes sur l'activité en Russie et en Ukraine, mais il est encore trop tôt pour l’acheter.

 

SICAV

- Une seule sicav axée sur la Suède est disponible (entre autres auprès de la Deutsche Bank sans frais d’entrée) : SSgA Sweden Index Equity Fund. Il s’agit d’une sicav indicielle dont la seule ambition est de suivre l’évolution de la Bourse de Stockholm. Les entreprises industrielles Volvo (automobile), Sandvik (technologie des métaux) et Atlas Copco (équipement lourd) sont les stars de son portefeuille.
- Côté trackers, iShares MSCI Sweden Index Fund (ticker EWD, en USD) se traite en Bourse de New York et vise aussi à répliquer la bourse locale. Il distribue un dividende deux fois par an mais celui-ci est doublement taxé (précompte américain de 15 % ou 30 % + précompte belge de 25 %). De plus, certains intermédiaires comptent des frais d’encaissement et de change. Vu le rendement sur dividende élevé des actions suédoises (3,3 % en moyenne), ce n’est pas la meilleure option. N’achetez pas.
- La plupart des institutions financières belges permettent de placer des ordres en Bourse de Stockholm. Mais là aussi, les trackers XACT OMXS30 et XACT OMXSB, qui visent l’indice OMX, lequel est un peu le Bel 20 suédois, distribuent des dividendes doublement taxés. De plus, un ordre placé à Stockholm revient souvent plus cher. N’achetez pas.

 

OBLIGATIONS

- Grâce aux finances publiques saines de la Suède, les obligations en couronne sont un bon matelas de sécurité en cas de nouvelles tensions sur le front des dettes publiques en Europe. Elles sont aussi un bon moyen de profiter du potentiel de hausse de la couronne qui, malgré son appréciation des deux dernières années, reste sous-évaluée d’un bon 10 % par rapport à l’euro.
- Vous pouvez aussi vous reporter sur des sicav d’obligations, investissant essentiellement en obligations d’Etat. Cela fait un petit temps déjà que nous les conseillons et elles ne nous ont pas déçus : leur progression a été de plus de 15 % ces douze derniers mois et leur rendement annuel moyen de quelque 6 % ces trois dernières années.

 

Utilisez aussi nos sélecteurs pour choisir efficacement une action, une obligation ou une sicav.

 

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