Analyse
La semaine économique il y a 6 ans - mardi 22 mars 2011

L’industrie européenne se redresse, premiers vents contraires en Allemagne et statu quo monétaire aux Etats-Unis.

 

L’industrie européenne se redresse

Pour l’ensemble de la zone euro, la production industrielle a augmenté de 0,3 % entre décembre et janvier. Après avoir longtemps alterné les hausses et les baisses, l’industrie affiche désormais quatre mois consécutif de hausse et une croissance annuelle de 6,6 %. La reprise industrielle est donc profondément ancrée. Les enquêtes conjoncturelles indiquent en outre que l’activité continuera de progresser ces prochains mois. Seul bémol, les grandes divergences qui subsistent d’un pays à l’autre : alors que l’Allemagne affiche une croissance à deux chiffres, la Grèce et le Portugal peinent à sortir de la récession. Idem au niveau de la hausse des prix : entre l’Irlande qui n’enregistre qu’une inflation annuelle de 0,9 % et la Grèce (4,2 %), c’est le grand écart. Pour l’ensemble de la zone euro, l’inflation de février a été confirmée à 2,4 %. Ces pressions inflationnistes sont dues à la flambée des prix énergétiques et à celle des boissons alcoolisées et du tabac suite à leur taxation renforcée.

 

Premiers vents contraires en Allemagne ?

L’indice zew, qui mesure le sentiment des investisseurs et analystes quant à l’évolution future de l’activité allemande, a légèrement reculé en mars. Si l’anticipation d’une prochaine hausse des taux directeurs par la BCE et la catastrophe japonaise ont quelque peu détérioré les perspectives conjoncturelles, celles-ci restent néanmoins favorables et le pays continuera de connaître une croissance robuste.

 

Statu quo monétaire aux Etats-Unis


La Réserve fédérale n’a pas modifié sa politique monétaire accommodante. Il est vrai que l’embellie conjoncturelle (hausse annuelle de 5,6 % de la production industrielle en février et amélioration de la situation sur le marché du travail) ne demande pas de nouvelles mesures monétaires, tandis que l’inflation modérée (2,1 %, et même 1,1 % hors énergie et alimentation) ne constitue pas non plus un souci.

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