Analyse
Après Buffett, Soros… il y a 6 ans - vendredi 24 juin 2011

Il y a peu nous vous proposions de faire plus ample connaissance avec un des plus grands gourous du monde des investissements, Warren Buffett. Pour ne pas faire de jaloux et compléter votre information, nous vous présentons à présent un autre grand nom du domaine, George Soros.

 

Né en Hongrie, Soros étudia l’économie à Londres, travailla chez un courtier de la City, puis partit pour les USA avec l’idée d’y gagner de l’argent en Bourse. Il travailla à la Bourse de New York en tant que trader et créa son propre fonds d'investissement : le Soros Fund Management.

Grâce à la livre

En 1992, alors que Londres intervenait massivement sur les marchés afin de garder sa devise dans le Système Monétaire Européen (l’ancêtre de l’euro), George Soros choisit de parier massivement sur une sortie de ce système et une dévaluation de la livre anglaise. Sa pression fut telle que l’évolution des choses lui donna raison. George Soros a ainsi fait sa fortune et sa réputation. Par la suite, il se distingua par d’autres tentatives de spéculations spectaculaires, avec plus ou moins de succès.

Des idées

Soros s’exprime régulièrement sur les sujets brûlants de l’actualité financière mondiale.
Parmi ses opinions les plus récemment exprimées, nous en avons épinglé quelques-unes, qui ne font pas toujours l’unanimité, mais qui peuvent avoir un certain poids dans diverses décisions.
- Soros perçoit comme très improbable tout éclatement de l’euro ou l’abandon de l’euro par un pays, jugeant que les avantages d’y appartenir justifient les efforts.
- Il critique les efforts consentis par l’Etat américain pour stimuler son économie. Non pas parce qu’il s’inquiète des déficits budgétaires excessifs. Mais parce que ces stimuli sont axés sur la consommation, un modèle qu’il considère épuisé. Selon lui, pour maintenir une économie dynamique, c’est l’investissement en éducation et infrastructure qui devrait être visé.
- Défenseur de la lutte contre le changement climatique, il pense que le développement des technologies qui s’y consacrent pourrait être le nouveau moteur de l’économie mondiale.

Aujourd’hui à la retraite, il reste un investisseur de référence, ses opinions étant toujours suivies avec intérêt par la communauté financière et les marchés.

 

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