Analyse
La semaine économique il y a 6 ans - mercredi 15 juin 2011

Notre tour du monde financier hebdomadaire.

Pétrole : nouvelle hausse
L’échec des négociations au sein de l’OPEP, où la proposition saoudienne de revoir à la hausse la production pétrolière a été contrée par l’Iran et ses alliés, a poussé les cours du baril de brent au-delà de 118 USD. Une mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale qui, grâce au récent repli des matières premières et de l’énergie en particulier, avait vu les pressions inflationnistes décroître quelque peu.

Pologne : hausse des taux
Peu inquiètes pour la croissance qui, à 4,4 % au premier trimestre, continue de placer la Pologne parmi les économies les plus dynamiques d’Europe, les autorités de Varsovie ont encore relevé leurs taux directeurs, accentuant ainsi la lutte contre l’inflation.

USA : Fitch menace la note de la dette
L’endettement public américain vient d’atteindre le plafond de 14 294 milliards de dollars fixé par le législateur. Seul un relèvement de ce plafond permettra au Trésor américain de reprendre ses émissions de dette, mais il n’a rien d’anodin : la majorité républicaine au Congrès voit là la possibilité de forcer l’Etat fédéral à réduire ses dépenses et un nombre croissant de ses représentants songent aux bénéfices d’un éventuel défaut de paiement durant quelques jours, histoire de forcer cette réduction. Or, même s’il ne dépassait pas quelques jours, ce défaut de paiement se traduirait plus que probablement par une baisse de la note de la dette américaine, aux conséquences imprévisibles sur la capacité de certains gros investisseurs institutionnels à rester détenteurs de ces titres. 

Brésil : sur la voie des hausses des taux
Préoccupées par l’inflation – qui a atteint 6,5 % au mois de mai –, les autorités de Brasilia ont augmenté leur taux directeur de 0,25 %, pour le fixer à 12,25 %. Malgré le net ralentissement de l’économie au premier trimestre, la banque centrale brésilienne semble bien décidée à ramener l’inflation à un niveau compatible avec ses objectifs (4,5 %).

Japon : récession confirmée
Au Japon, le premier trimestre s’est soldé par un recul de 0,9 % du PIB face au trimestre précédent. Les suites du séisme et tsunami de début mars ayant pesé sur l’activité, l’économie nippone n’a pas pu éviter un deuxième trimestre de contraction. La consommation et l’investissement des ménages, toujours dans le rouge, n’ont pu être compensés par les dépenses du secteur public et les exportations. Mais le second semestre s’annonce meilleur : l’effort de reconstruction devrait doper les dépenses du secteur public et des ménages.

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