Analyse
L’été sera-t-il-chaud ? il y a 6 ans - mardi 5 juillet 2011

L’aversion au risque recule mais des sujets d’inquiétude persistent.


Les investisseurs ont fait preuve la semaine dernière d’un optimisme que l’on croyait enterré : espoir d’un dénouement positif et rapide de la crise grecque et bon accueil à la proposition française de mettre les banques européennes à contribution. Aux Etats-Unis, c’est la reprise des négociations sur le plafond de la dette entre Démocrates et Républicains sous la houlette du président Obama qu’ont applaudi les marchés. Bien qu’il soit trop tôt pour affirmer que le plus difficile est derrière nous, le recul, fût-t-il minime, de l’aversion au risque la semaine dernière est toujours bon à prendre. Pourtant, les sujets d’inquiétude sur les marchés restent nombreux et rien ne dit que l’été sera calme.

 

Les incertitudes restent élevées sur le front économique. A quoi faudra-t-il être attentif ? Aux Etats-Unis, la croissance au second semestre s’inscrira sous celle du premier. Rien de bien neuf, mais pour l’heure, l’ampleur de la dégradation reste floue. Le chômage demeure un des points faibles de l’économie. La publication des chiffres du chômage pour juin (annoncés le 8 juillet) sera un moment à haut risque.

 

Par contre, le recul des prix des matières premières, pétrole en tête, atténuera la pression sur les coûts de production et rendra aux ménages un peu de pouvoir d’achat. En Europe, après une forte croissance en début d’année, l’économie ralentira sous l’influence de l’Allemagne, fragilisée par le ralentissement économique des pays émergents. Côté entreprises, la mise en garde de AKZO et Siemens sur leur niveau d’activité côtoie les bons chiffres de Nike et Federal Express. Comment se présentera le second semestre et, plus essentiel, l’année 2012, sur fond de ralentissement économique mondial ? Les sociétés seront-elles capables d’améliorer à nouveau leurs marges ? Les investisseurs en semblent persuadés. Début de réponse dans quelques jours avec l’ouverture de la saison des résultats du premier semestre.
L’évolution du dossier grec restera aussi à suivre, pour ses implications sur les valeurs bancaires, qui devraient rester très volatiles. Nous privilégions donc les valeurs plus défensives pour les placements en actions, secteurs pharmaceutique et télécoms en tête. Utilisez notre sélecteur.

 

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Si vous préférez attendre la fin de l’été avant d’investir, un compte d’épargne est une possibilité. Découvrez lesquels sont les meilleurs.

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