Analyse
La semaine économique il y a 6 ans - mardi 30 août 2011

De la russie aux USA, en passant par l'Allemagne et l'Italie.

 

Le climat des affaires se détériore en Allemagne

En Allemagne, l’indice Ifo est tombé à 108,7 points en août, contre 112,9 en juillet. La persistance de la crise de la dette souveraine et la quasi-stagnation de l’économie au 2ème trimestre semblent avoir eu raison de l’optimisme des chefs d’entreprises. Ils ne sont pas les seuls : l’indice ZEW, qui mesure la confiance des investisseurs, est lui aussi en baisse.

 

L’Italie se finance moins cher

En Italie, l’émission de 8,5 milliards d’euros de dette à six mois s’est soldée par un taux moyen de 2,15 %, inférieur à celui enregistré lors de l’émission de juillet. L’intervention de la BCE qui, depuis quelques semaines, achète de la dette d’Etat italien et espagnol, semble avoir contribué à ce recul des taux demandé par les investisseurs pour financer la 3ème économie de la zone euro. Par ailleurs, l’Espagne poursuit son effort pour rassurer les investisseurs. Les deux principaux partis politiques comptent inscrire dans la constitution le principe de la stabilité budgétaire. Une loi viendra compléter cet accord, prévoyant le plafonnement du déficit budgétaire à max. 0,4 % du PIB à l’horizon 2020.

 

La croissance américaine revue à la baisse

Après une maigre progression de 0,4 % au 1er trimestre, l’économie américaine n’a finalement crû que de 1 % entre avril et juin. Les Etats-Unis peinent donc à croître et ce, malgré le rebond de l’investissement privé (+6,4 %). Les dépenses des ménages ne progressent que de 0,4 %, alors que les dépenses publiques se replient de 0,9 %. Face à un marché du travail encore morose, les ménages américains, très endettés, sont incapables de revenir aux niveaux de consommation d’avant-crise et l’économie US s’en ressent.

A l’heure où l’endettement public empêche les décideurs politiques de relancer l’économie via des stimuli fiscaux et des dépenses publiques, c’est vers les banques centrales et leur politique monétaire que se tournent tous les regards. Or, au vu des taux directeurs déjà extrêmement bas dans la plupart des pays industrialisés, les banques centrales n’ont d’autre choix que d’augmenter encore les liquidités mises à disposition des marchés. Face à la croissance US décevante du 1er semestre, les marchés boursiers espéraient donc voir annoncé, tout comme en 2010, un nouveau recours à la planche à billets lors de la réunion des grandes banques centrales à Jackson Hole. Mais faisant preuve d’un certain optimisme vis-à-vis de l’économie américaine, B. Bernanke a choisi de laisser sa politique monétaire inchangée.  

La croissance russe ralentit au deuxième trimestre

Après une croissance de 4 % au premier trimestre, la Russie n’a enregistré qu’une progression de 3,4 % au 2ème trimestre. Malgré l’inflation élevée qui rogne leur pouvoir d’achat, la consommation des ménages reste le principal moteur de l’économie. Par contre, les cours élevés du pétrole n’ont pas suffi à dynamiser les exportations. L’investissement tarde aussi à reprendre et le climat des affaires reste tendu.


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