Analyse
Dollar canadien : une option valable il y a 5 ans - mardi 6 septembre 2011

Si le Canada souffre de la contraction de l’économie mondiale, le dollar canadien n’en constitue pas moins une option de choix pour diversifier vos placements en obligations.

L’or et le franc suisse ne cessant de s’apprécier, les investisseurs en quête de refuges cherchent des alternatives. Le Canada en est une.

 

Une belle forme qui coûte cher

Après la crise de 2008/09, le Canada, peu touché, a vite rebondi. Il est aujourd’hui une des rares économies industrialisées à afficher une activité plus élevée qu’avant la crise, grâce entre autres à sa forte demande intérieure et à son secteur énergétique florissant.

 

Mais avec des taux d’intérêt plus élevés que ceux des Etats-Unis et un secteur énergétique en plein boom, le dollar canadien a aussi bondi face au dollar américain. Cela pèse sur la compétitivité des entreprises et les exportations, alors que 75 % de celles-ci sont à destination des… Etats-Unis.

 

Cet effet s’est encore aggravé au 2e trimestre. Avec le ralentissement mondial, l’économie canadienne s’est repliée de 0,1 % par rapport au 1er trimestre et n’a crû que de 2,2 % par rapport à un an plus tôt. La demande intérieure a certes progressé, mais sans compenser la faiblesse des exportations.

 

De beaux atouts

Pouvant toujours compter sur sa forte demande intérieure, le Canada est aussi bien placé pour profiter de tout rebond du commerce international. Son déficit budgétaire prévu pour 2011 est de ± 2,5 % du PIB et est appelé à se réduire ; la dette publique, qui avait atteint 84 % en 2009, devrait revenir bientôt sous les 80 % ; les banques sont solides et le pays conservera sa note AAA.

 

Option valable

Les actions canadiennes, assez chères, sont peu attrayantes pour l’instant.

 

Mais les taux offerts par le Canada dépassent un peu ceux de l’Allemagne. Compte tenu, en outre, de la légère sous-évaluation du CAD face à l’euro, du fait que le pays n’est pas infecté par les problèmes de dette souveraine, ne doit pas subir un remède de cheval pour réduire ses déficits et est riche en matières premières, e.a. en énergie, le choix du Canada se justifie pour inves-tir en obligations. Privilégiez dans ce cas une sicav, et en particulier KBC Renta Canarenta.

Partagez cet article