Analyse
La semaine économique il y a 6 ans - mardi 6 septembre 2011

De l'Inde aux Brésil, en passant par l'Europe et les Etats-Unis.

 

Zone euro : taux de chômage de 10 % en juillet

Après une petite amélioration au printemps, le marché européen de l’emploi souffre du passage à vide de nos économies. Et vu le ralentissement de l’économie mondiale et les mesures d’austérité un peu partout dans le monde, il ne devrait pas s’améliorer de sitôt. Par ailleurs, l’inflation a été estimée à 2,5 % en août. Un chiffre moins menaçant qui devrait pousser la BCE à laisser ses taux inchangés.

 

L’économie suisse pâtit de la cherté de son franc

Au 2ème trimestre, l’économie helvète n’a progressé que de 0,4 % face au trimestre précédent (+2,3 % sur un an). Le ralentissement de la zone euro, principal client des produits suisses, et la percée du franc suisse face à l’euro ont fait chuter les exportations et l’investissement des entreprises. Pour limiter l’appréciation du franc (+16 % sur un an), les autorités envisagent d’intervenir à nouveau sur les marchés.

 

Pas de nouvelles créations d’emplois US en août

Aux Etats-Unis, si le taux de chômage est resté inchangé à 9,1 % de la population active, l’incapacité à créer du travail inquiète ménages et investisseurs, et laisse prévoir des trimestres difficiles. Cela devrait inciter la Réserve fédérale à agir. En effet, contrairement à la BCE, chargée uniquement d’assurer la stabilité des prix, la Fed doit aussi veiller au bon fonctionnement du marché du travail. Les chances d’un retour à la planche à billets se voient donc renforcées.

 

Croissance de 7,7 % au 2ème trimestre en Inde

En Inde, malgré plusieurs hausses de taux depuis début 2010 pour contenir l’inflation, l’économie est toujours sur la voie de la croissance, grâce à une demande intérieure forte. Profitant de la belle progression des salaires et d’un accès plus aisé au crédit, les consommateurs restent le principal moteur de l’économie. Seulement voilà, l’infrastructure du pays étant incapable d’accompagner une telle croissance, les goulots d’étranglement sont nombreux et la tendance à la surchauffe est bien présente, soulignée par une inflation de 8,4 % en juillet. De quoi inciter les autorités monétaires de Bombay à rester sur la voie des hausses des taux.

 

Baisse des taux au Brésil

Malgré une inflation très élevée (7,1 % en août), la Banque centrale brésilienne a choisi de baisser son taux directeur de 0,5 %, à 12 %. Cette décision intervient six semaines à peine après la dernière hausse en date. Les autorités de Brasilia espèrent ainsi parvenir à un atterrissage en douceur de l’économie, laquelle, après une période de croissance effrénée, donne des signes de faiblesse. Au 2ème trimestre, la croissance trimestrielle s’est élevée à 0,8 % seulement et sur un an, la croissance n’est plus que de 3,1 %, un chiffre certes dynamique, mais loin des 7,5 % affichés en 2010.

 

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