Analyse
La semaine économique il y a 5 ans - mardi 4 octobre 2011

Des chiffres-clés, un peu partout dans le monde.

 

Le Bundestag rassure

Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont le renforcement a été approuvé par le parlement allemand, dispose désormais de 440 milliards d'euros. Ce montant semble toutefois insuffisant pour calmer les marchés puisqu’il sera très largement utilisé pour venir en aide à la Grèce, dont la dette publique avoisine à elle seule les 350 milliards.

Rebond de l’inflation en Europe

Alors que la BCE prévoyait une baisse des taux directeurs, le rebond de l’inflation à 3 % en septembre sème le doute dans les esprits. Il s’agit en tout cas d’une mauvaise nouvelle pour l’économie européenne qui souffre de l’incertitude sur la crise de la dette et d’un marché du travail aux performances contrastées. Alors que le chômage allemand est au plus bas, à 6 % en août, le taux espagnol a atteint 21,2 %. Sur l’ensemble de la zone euro, le chômage est stable, à 10 %. 

Taux record en Italie

Pour financer sa dette à 10 et 11 ans, l’Etat italien a dû offrir aux investisseurs des taux d’intérêt de respectivement 5,49 % et 5,86 %, les taux les plus élevés depuis l’avènement de l’euro. Un prix de financement problématique pour un pays dont la dette publique avoisine les 130 % du PIB.

Croissance américaine revue à la hausse

Aux Etats-Unis, le deuxième trimestre s’est soldé par une croissance de 1,3 %, un chiffre très inférieur au potentiel du pays, mais supérieur au petit 1 % annoncé voici un mois. Les Américains attendent beaucoup de la Réserve fédérale qui, en intervenant pour rendre les taux d’intérêt à long terme les plus bas possibles, donne un coup de pouce à un marché de l’immobilier toujours à la traîne.

Le Japon veut faire baisser le yen

Las de voir sa devise atteindre des sommets face au dollar et à l’euro, le Japon va renforcer de quelque 144 milliards d'euros son fonds d’intervention, dédié aux ventes massives de yen. Le Japon montre ainsi qu’il prend très au sérieux la menace posée par le yen cher à ses exportateurs.

 

La Nouvelle-Zélande perd sa note AAA

Les agences Fitch et Standard & Poor’s ont revu à la baisse le rating de la Nouvelle-Zélande. Il est vrai que suite à la crise et au tremblement de terre de Christchurch en février, la dette publique est passée de 25,7 % du PIB en 2007 à plus de 45 % en 2011. Mais vu les surplus budgétaires alignés entre 2002 et 2008 (3,5 à 4 % du PIB), on peut raisonnablement penser qu’il s’agit là de circonstances exceptionnelles.

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