Analyse
Le Chili victime de la crise mondiale il y a 5 ans - jeudi 20 octobre 2011

Ces derniers mois, suite au ralentissement conjoncturel mondial et à l’affaiblissement de la demande pour les matières premières, la Bourse chilienne a fortement reculé. L’occasion pour vous de (ré)investir dans ce pays.

Cuivre en baisse

Le Chili a bâti sa prospérité économique sur le cuivre. Or, depuis quelques mois, l’industrie chilienne du cuivre connaît des vents contraires. Au niveau local, les grèves dans les mines se sont multipliées et ont pénalisé la production. En plus d’une baisse de volume de la production, le secteur minier a subi une chute des prix, consécutive à l’affaiblissement de la demande mondiale.

Fin de la reconstruction

Le ralentissement chilien ne s’explique pas seulement par les difficultés du secteur minier. Après le tremblement de terre du 27 février 2010, l’économie a été dynamisée par les dépenses de reconstruction. La consommation des ménages et les investissements ont connu un véritable boom qui a engendré une spirale positive pour l’ensemble de l’activité économique. Mais ces derniers mois, cet effet ne joue plus. Au contraire, pour éviter toute surchauffe économique, le gouvernement est revenu à son habituelle politique budgétaire prudente et la banque centrale a durci sa politique monétaire. Entamé en juin 2010 lorsque le loyer de l’argent n’était que de 0,5 %, le cycle de hausse a pris fin le 14 juin, avec un taux directeur à 5,25 %. Ce net renchérissement du crédit freine inévitablement la demande domestique.

Le potentiel reste intact

Nous avions anticipé ce passage à vide de l’économie et de la Bourse chilienne (voir TAi n°1520). A l’époque, nous avions d’ailleurs conseillé aux investisseurs ayant un court horizon de placement de prendre leurs bénéfices. A plus long terme par contre, les deux fonds recommandés (le fonds fermé Aberdeen Chile Fund et le tracker iShares MSCI Chile Investable Market Index Fund) pouvaient être conservés. Vu le potentiel toujours intact du pays, ce conseil reste d’application. La chute de 20 % de ces fonds depuis mai – en parallèle avec la Bourse chilienne – offre par contre une nouvelle opportunité d’achat pour ceux qui n’auraient pas profité de notre premier conseil d’achat en mars 2010 ou auraient vendu en mai dernier.

 

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