Analyse
Russie : le retour de Vladimir Poutine il y a 5 ans - mardi 13 décembre 2011

La Russie, qui a fêté le 8 décembre les 20 ans de l’éclatement de l’Union soviétique, vient de choisir un nouveau parlement. Sans surprise, le parti de Vladimir Poutine retourne aux affaires.

Pouvoir d’achat, pierre angulaire de la popularité

Peu populaire à l’étranger, le tandem Vladimir Poutine / Dimitri Medvedev l’est beaucoup plus en Russie. En effet, alors que les grands pays industrialisés se battent depuis cinq ans pour retrouver la croissance, la Russie a vu son PIB retrouver des taux de croissance de l’ordre de 4 % en 2010 et 2011.
L’investissement et les exportations y sont pour beaucoup, dopées par le secteur énergétique (où la Russie joue un rôle majeur au niveau mondial). Mais la demande des ménages y contribue également. Car ces dernières années, les salaires russes ont progressé d’en moyenne 12 % par an. Et malgré une inflation élevée (la progression réelle est de près de 5 % par an), le niveau de vie de la population s’améliore sensiblement. C’est sans doute une des pierres angulaires de la popularité de Poutine. A cela il faut ajouter la modernisation en cours de l’économie russe, avec notamment le fort développement du crédit et du secteur des services. A présent, les ménages russes ont accès à la propriété immobilière, peuvent partir en vacances ou acheter des biens durables. La mise à niveau de l’infrastructure du pays et l’adhésion imminente de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce, renforceront encore cette refonte en profondeur.

 

Bourse de Moscou : volatile mais bon marché

Contrairement à bien de pays industrialisés, la Russie jouit aussi d’une excellente situation financière. La dette publique est de moins de 10 % du PIB et les déficits budgétaires des deux dernières années ont été en moyenne de moins de 2 % du PIB. Quant au rouble, il reste stable face à l’euro (alors que d’autres devises émergentes ont perdu des plumes face à l’euro sur la dernière année).
Malgré ce bilan plutôt flatteur, les investisseurs boudent la Russie. La Bourse de Moscou a chuté de 7 % sur un an (moins que la plupart de ses consœurs émergentes) et continue d’être une des moins chères des pays émergents. En cause, la manière dont le Kremlin a géré certaines affaires par le passé, interférant directement dans certaines entreprises et se souciant peu de son image auprès des investisseurs étrangers.

 

Pour ceux qui osent

La majorité obtenue par Poutine aux élections a beau être mise en question, le fait que Poutine reste le plus populaire des politiciens russes et que son parti ait bel et bien remporté l’élection parlementaire ne semble pas l’être. Dès lors, le mouvement d’amélioration de vie des populations, de remise à niveau de l’infrastructure et de modernisation de l’économie devrait se poursuivre.
Certes la forte volatilité de la Bourse de Moscou et les interventions du Kremlin par le passé dans certains secteurs devraient en effrayer plus d’un.
Mais pour ceux qui osent et qui sont prêts pour le long terme, la Russie offre un potentiel dont il serait dommage de se passer. Dans notre stratégie, les actions russes restent donc présentes dans notre portefeuille dynamique à très long terme.
Vous pouvez y investir au travers des sicav BNP Paribas L1 Equity Russia, Parvest Equity Russia et Pictet Russian Equities P EUR.  

 

Partagez cet article