Analyse
Les conséquences de la hausse des salaires en Chine il y a 5 ans - mercredi 29 février 2012

Les salaires chinois poursuivent leur inexorable ascension.

En Chine, les décisions relatives aux salaires sont des compétences des villes et régions. Après Pékin, Shanghai a revu le salaire minimum de sa population à la hausse (+13 %) pour l’établir à 1450 CNY, soit 171 EUR par mois.

 

Le salaire minimum chinois a ainsi connu une hausse moyenne de 22 % en 2011 (alors que l’inflation ne dépassait pas 6 % en moyenne sur l’année).

Pour 2012, la tendance reste la même.

 

Ces augmentations des salaires ont diverses conséquences :

 

Le salaire minimum chinois reste bien inférieur au nôtre (au sein de l’Union Européenne, seule la Bulgarie et la Roumanie offrent moins), mais les salaires réels européens stagnent. Dès lors, l’écart du prix de la main-d’œuvre entre l’Occident et la Chine se réduit.

 

Les coûts de production chinois augmentent. Les jours des produits très bon marché « Made in China » semblent donc comptés. La progression des prix de ces produits ne favorisera pas le pouvoir d’achat des européens, d’autant plus que le yuan est bon marché et donc sans doute voué à une hausse.

 

En relevant ses salaires, la Chine relève le revenu disponible des ménages chinois et crée ainsi une classe moyenne, capable de représenter à terme une formidable source de demande pour les produits chinois, mais également étrangers. Une bonne nouvelle pour l’économie chinoise, dont la dépendance envers son secteur exportateur sera réduite. Bonne nouvelle aussi pour l’économie mondiale.

 

Quoi qu’il en soit, nous retenons que, en mettant l’accent sur son marché intérieur, la Chine rééquilibre son économie et offre au monde et à ses entreprises une source de demande importante. Certes, il lui reste un long chemin à parcourir. Mais le marché chinois reste porteur.

 

Nous sommes dès lors toujours partisans d’un investissement dans des actions chinoises, au travers d’une sicav qui s’y spécialise. Nous vous conseillons particulièrement Fidelity China Focus EUR A de la Deutsche Bank.
Pour voir quelle part de votre portefeuille y consacrer, consultez
notre stratégie.

 

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