Analyse
Crise de la dette souveraine de retour il y a 5 ans - jeudi 12 avril 2012

Après quelques semaines de répit, la crise de la dette souveraine revient sur les devants de la scène.

En Espagne, les taux sur les emprunts d’Etat dette à 5 ans ont dépassé les 4,8 %, revenant ainsi aux niveaux de début d’année. Les taux à 10 ans sont remontés à 6 %, le niveau de novembre dernier. Quant à l’Italie, le pays a été forcé de payer des taux de 2,84 % pour placer 8 milliards d’euros d’obligations à 12 mois (contre 1,4 % à peine pour une opération du même type, il y a quatre semaines).

 

En cause, en Espagne, le débat avec les régions, pour la réduction des déficits, et les craintes croissantes sur la capacité du pays à se tenir à ses objectifs de déficit; en Italie, ce sont les doutes sur la capacité du gouvernement à mener à bien les réformes qui ont fait pression.

 

Mais ce n’est pas tout. Le pare-feu européen, qui se composera à partir du 1er juillet du FESF et du MES, n’a pas connu d’avancée majeure lors de la réunion européenne de fin mars. Le montant qu’il englobe (800 milliards d’euros, y compris les montants déjà déboursés pour aider la Grèce, l’Irlande et le Portugal) serait insuffisant pour venir en aide, le cas échéant, à l’Espagne et plus encore à l’Italie. Quant aux injections de liquidités de la Banque centrale européenne, leur effet s’essouffle progressivement (les banques qui souhaitaient acheter des obligations de ces pays l’ont déjà fait).

 

La crise de la dette souveraine est donc loin d’être réglée, et les marchés commencent à en prendre conscience.

 

Pour les placements obligataires, nous conseillons la couronne suédoise, au travers d’obligations individuelles ou de la sicav d’obligations KBC Renta Sekarenta, le dollar canadien via KBC Renta Canarenta, la couronne danoise via KBC Renta Decarenta et le zloty polonais via KBC Renta Zlotyrenta. Leurs poids dans votre portefeuille dépendra de votre horizon de placement et de votre profil de risque. Consultez notre stratégie.

 

Par contre, malgré cela, certaines sociétés de ces pays sont aujourd’hui dignes d’achat. C’est le cas des espagnoles BME, Repsol YPF, Telefonica et Tubacex et des italiennes Enel et Telecom Italia.

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