Analyse
Le taux de chômage baisse encore aux Etats-Unis il y a 5 ans - mardi 10 avril 2012

Le taux de chômage américain est une nouvelle fois en recul. En mars, il a chuté à 8,2%, son niveau le plus bas depuis début 2009.


L’amélioration du taux de chômage aux USA est une des raisons de l’optimisme qui a régné sur les marchés au premier trimestre. Mais elle semble connaître un léger ralentissement : si l’économie américaine avait créé 240 000 nouveaux postes de travail en février, elle n’en a créé que 120 000 en mars.
Néanmoins, la différence de dynamisme est claire de part et d’autre de l’Atlantique : dans la zone euro, l’emploi ne cesse de se détériorer (taux de chômage de 10,8 % en février).

Il est vrai que l’approche des autorités est fondamentalement différente : l’Europe, malgré une dette publique globalement moins élevée que celle des Etats-Unis, est partie en croisade contre les déficits. A force de couper dans les dépenses publiques et d’augmenter la charge fiscale, elle est vraisemblablement en récession.
Aux Etats-Unis, le déficit budgétaire moyen a été de 10,4% entre 2009 et l’année en cours. Rien que pour 2012, le déficit budgétaire devrait atteindre les 9,3 % du PIB selon l’OCDE.

Alors que les Etats-Unis optent plus que jamais pour des politiques de relance, laissant filer les déficits, l’Europe se lance en quête d’une vertu fiscale.

Bien sûr, le défi est loin d’être gagné aux Etats-Unis. A terme, il faudra bien remettre de l’ordre dans les comptes publics. Mais tenter un tel assainissement à l’heure où l’économie est à la peine aurait été difficilement faisable, dans un pays fier de disposer d’une économie dynamique et, qui plus est, en pleine année d’élection présidentielle.
Une imprudence qui se paiera peut-être un jour.

Mais, en attendant, les perspectives du pays sont bien meilleures que celles du Vieux Continent.

Les entreprises américaines offrent un espoir de rendement supérieur à celui des entreprises européennes, alors même que les risques qui pèsent sur l’économie et les marchés sont moindres. Les actions américaines restent présentes dans nos portefeuilles. Abbott Laboratories, Kimberly-Clark, General Electric, Chevron, Intel et AT&T gardent nos préférences.

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