Analyse
Bourse indienne : +7 % depuis début 2012 ! il y a 5 ans - mercredi 9 mai 2012

Si certains doutent de la capacité de l’Inde à maintenir sa croissance dans l’immédiat et à assainir les finances publiques, son potentiel à long terme n'est pas remis en cause.

Même si la gouvernance indienne laisse à désirer, il y a suffisamment de bonnes raisons pou investir dans le pays. Les sicav d'actions indiennes méritent une place dans les portefeuilles neutres et dynamiques à 10 ans à hauteur de 5 %.
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Dents de scie

Profitant d’abondantes liquidités sur les marchés et anticipant des baisses des taux pour soutenir la croissance, l’indice de la Bourse indienne a commencé l’année sur les chapeaux de roues, gagnant 25 % jusqu’au sommet du 21 février 2012. Depuis, le doute s’est à nouveau installé, ramenant la progression au score toujours honorable de 7 %. La première baisse de taux a eu lieu (taux directeur à 8 %), mais l’instabilité politique gronde. Le gouvernement fragilisé s’est contenté de présenter un budget minimaliste, éludant l’assainissement des finances publiques, la mise à niveau des infrastructures et l’ouverture de certains secteurs à la concurrence étrangère. Le climat des affaires est loin d’être optimal.

 

Danger de la dette

La menace d'abaissement du rating indien par Standard & Poor's obligera le gouvernement à annoncer de nouvelles mesures ces prochains mois. Car si le rating est dégradé d’un cran, la dette passerait en catégorie d’investissement spéculatif (junk bonds) et les taux sur la dette publique risqueraient de s’envoler. Or, à 50 % du PIB, la dette du gouvernement central est déjà la plus élevée des pays BRIC. A cela s’ajoute la dette des différents Etats et leurs déficits, toujours difficiles à contrôler, ce qui porte la dette publique au-delà des 70 % et les déficits budgétaires à plus de 8 % du PIB !

 

Potentiel inouï à long terme

A court terme, l’abondance de liquidités sur les marchés et la faiblesse des taux dans le monde industrialisé devraient encourager les investisseurs à miser sur ce marché au potentiel énorme. D’autant qu’après la baisse des taux directeurs en avril, de nouvelles baisses pourraient suivre et favoriser l’activité économique.
A plus long terme, le potentiel est inouï. D’ici 2030, 250 millions d’Indiens devraient quitter les zones rurales pour s’installer dans les zones urbaines où les salaires sont plus élevés. Cela devrait doper la demande pour les produits de consommation, les biens durables, les services, l’immobilier, l’infrastructure. Démographie favorable, émergence d’une classe moyenne grâce à la progression des salaires, expansion des crédits et ouverture au marché de certains secteurs devraient ouvrir une pléthore d'opportunités pour les entreprises présentes et, par ricochet, pour l'investisseur.

 

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