Analyse
La France à l’heure des choix il y a 5 ans - mercredi 2 mai 2012

Ce 6 mai, les Français vont élire un président qui aura la lourde tâche d’accomplir des réformes plus profondes que celles évoquées pendant la campagne.

Il est urgent de restaurer la compétitivité des entreprises et l’économie de l’Hexagone.

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Deux progammes, une même réalité

François Hollande met l’accent sur de nouvelles dépenses à financer par une taxation des hauts revenus et du capital. Nicolas Sarkozy plaide pour une plus grande maîtrise des dépenses pour financer de nouvelles politiques, tout en visant un équilibre budgétaire à l'horizon 2016, contre 2017 pour son adversaire. Malheureusement, les deux programmes ne répondent que partiellement aux défis qui attendent la France.

Modèle à repenser

La compétitivité des entreprises françaises est en effet en recul depuis dix ans. Des politiques axées sur la demande ont favorisé la consommation. Mais du coup, le pays a importé plus qu’il n’a exporté. Le soutien à la consommation s’est aussi fait au détriment de la compétitivité des entreprises. Le coût horaire de la main-d’œuvre est en effet parmi les plus élevés d’Europe sans être compensé par une meilleure productivité. Difficile dans ces conditions de rivaliser avec les concurrents allemands qui profitent d’une modération salariale depuis dix ans.

 

Finances à assainir

La France n'est plus irréprochable au niveau de l’endettement public et a perdu son rating triple A. Elle peut toujours financer facilement sa dette publique, mais n’a plus de sursis pour assainir ses comptes. Les candidats à l’élection en sont conscients mais leur programme surestime les recettes, minimise les dépenses et table sur une croissance d’au moins 2 % dès 2014 alors que le potentiel de l’économie française est de... 1,4 %. Et aucun changement majeur n’est annoncé. Les dépenses de l’Etat, qui représentent plus de 50 % du PIB, ne sont pas remises en question. Aucune coupe n’est prévue dans les dépenses publiques et la fiscalité est encore alourdie !

Pas à la hauteur

Les deux candidats ont compris la nécessité de passer d’une logique de demande et de soutien aux consommateurs à une politique d’offre et de soutien aux entreprises. Mais aucun ne préconise de réforme capable de restaurer la compétitivité, la politique de l’emploi a été quasi occultée des débats et la réponse au problème de la dette n’est pas à la hauteur des enjeux.

 

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