Analyse
Osez le pari polonais il y a 5 ans - mercredi 23 mai 2012

Au contraire de la zone euro, la Pologne, hôte de l'Euro 2012 de football, devrait afficher une croissance cette année.

Dynamisme économique, taux d’intérêt élevés et devise légèrement sous-évaluée plaident toujours pour un placement en Pologne.
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Côté actions, pour 10 % d’un
portefeuille dynamique à 20 ans, nous vous conseillons le tracker iShares MSCI Poland, coté à New York. 

 

Hausse des taux

A l'heure où la BCE s’inquiète de la croissance, la Banque centrale polonaise vient de porter ses taux directeurs de 4,5 à 4,75 %.
Si cela peut paraître étrange pour un pays dont les principaux partenaires commerciaux évoquent le risque d’une décennie perdue, la Pologne ne fait que constater la dynamique de sa polonaise : elle a atteint 4,4 % au dernier trimestre 2011, et même si elle sera sans doute plus lente en 2012, les investissements progressent et la demande des ménages reste forte. L'inflation, de 4 % en avril, dépassant l’objectif de 2,5 % de la Banque centrale, celle-ci a procédé à une hausse des taux en dépit de la situation dans la zone euro.

 

Rendements élevés et finances saines

Les taux à plus long terme (5 % à 5 ans, 5,5 % à 10 ans) sont certes un peu inférieurs à ce qu’offre l’Espagne et comparables à ceux de l’Italie, mais la Pologne peut se targuer de finances relativement saines, avec une dette publique équivalant à 56 % du PIB en 2010.
Et les perspectives sont belles : croissance moyenne attendue de plus de 2 % en 2012 et 2013 et mesures d’austérité pour réduire la dette.

 

Zloty sous-évalué

Après un début d’année en fanfare, le zloty a perdu quelques plumes avec le retour de l’aversion pour le risque mais reste légèrement sous-évalué par rapport à l’euro.

 

Bourse hésitante

La Bourse de Varsovie n’a pas suivi le dynamisme économique. Après un bon début 2011, l’incertitude liée aux élections et à la crise de la dette souveraine dans la zone euro ont provoqué une chute de 21 % sur l’ensemble de 2011. En 2012, la Bourse a à peine progressé, freinée encore par les événements de la zone euro et par la hausse des taux directeurs. Des craintes toutefois surfaites car la hausse des taux directeurs annoncée ce mois-ci devrait être la dernière et parce que les derniers indicateurs confirment la bonne santé économique. La création d’emplois se poursuit et la progression des salaires flirte toujours les 4 % par an (de quoi soutenir la demande des ménages).

 

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