Analyse
Elections en Grèce : répit provisoire il y a 5 ans - lundi 18 juin 2012

Le scénario catastrophe, qui aurait pu entraîner une sortie de la Grèce de la zone euro, est évité. Pour le moment du moins, car rien n’est encore réglé, alors que la tension est de plus en plus forte en Espagne et en Italie.

Le résultat des élections en Grèce est connu. Même si rien n’est encore sûr, une majorité composée des deux formations qui se partagent le pouvoir depuis 1974, la Nouvelle démocratie (parti de droite, première force politique du pays) et le Pasok (parti de gauche, troisième force) pourrait se dégager. Deux partis déjà associés dans le gouvernement d’union nationale lors de l’élaboration, en février, du plan de sauvetage. Cette nouvelle a été saluée par les autres capitales européennes, qui voient s’éloigner le risque d’une sortie de la Grèce de la zone euro.

 

Dans l’immédiat du moins, car rien n’est encore réglé. Le résultat des urnes indique que les Grecs sont profondément divisés concernant la politique à mettre en œuvre pour sortir de la crise. La gauche radicale, qui dénonce l’austérité imposée par Bruxelles, et veut tout remettre à plat, semble pour le moment écartée, mais avec 27 % des suffrages, le parti est arrivé en deuxième position. Et avec un électeur sur trois seulement (sans compter les 40 % d’abstentionnistes) ayant choisi une formation défendant le plan de sauvetage européen, il n’est pas possible de continuer comme avant. Nul doute dès lors que le nouveau gouvernement voudra renégocier les engagements de la Grèce. Et une nouvelle fois, les divisions européennes apparaîtront au grand jour.

 

Le scrutin de ce 17 juin n’a finalement donné qu’un peu de répit à la zone euro, tant l’avenir reste incertain. Les inquiétudes quant à la poursuite de l’effet domino (la chute d’un pays en entraîne celle d’un autre) vont demeurer au centre des préoccupations des investisseurs.
A commencer par l’Espagne, où la recapitalisation des banques va augmenter la dette du pays. L’Italie se trouve aussi au centre des interrogations. Les banques y ont en portefeuille 300 milliards de dette publique, tandis que la hausse des faillites accroît le poids des créances non remboursables. Les taux espagnols et italiens restent dangereusement élevés.

 

Si notre scénario principal exclut un éclatement de la zone euro, notre politique d’investissement tient compte des risques élevés dans la zone euro. Nous évitons ainsi les (sicav d’)obligations étatiques en euro, trop risquées ou offrant de trop faibles rendements. Nous leur préférons les sicav d’obligations de pays aux finances saines (Suède, Danemark, Canada, Pologne). Si certaines actions européennes valent le détour, parce que trop sanctionnées, nous évitons globalement les Bourses de la zone euro. Nous préférons miser sur les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse, la Chine, mieux à même de traverser la crise actuelle.

 

Accédez à nos portefeuilles
Accédez à notre sélecteur de sicav

Partagez cet article