Analyse
La roupie indienne mise a mal il y a 5 ans - mercredi 20 juin 2012

Malgré la crise de la dette souveraine qui pèse sur l’euro, la roupie indienne approche les minima face à notre devise.

L’Inde est à conseiller aux investisseurs dynamiques. Ils peuvent y consacrer 5 % de leur portefeuille (voir notre stratégie), au travers de la sicav Franklin India Fund A EUR.

 

Craignant l’inflation - qui atteignait 10,2% en avril - les autorités monétaires indiennes ont choisi de garder leurs taux directeurs inchangés à 8 %, en dépit d’une croissance de 5,3 % à peine au premier trimestre, soit le taux d’expansion le moins important depuis 9 ans. La décision a été mal reçue par la Bourse de Bombay. Les investisseurs n’ont pas non plus été rassurés par la décision de l’agence de rating Fitch de revoir à la baisse les perspectives de la dette indienne. Selon elle, le pays risque de ne pas remplir son énorme potentiel de croissance s’il ne poursuit pas les réformes entamées voici deux décennies par l’actuel Premier ministre Manmohan Singh. Fitch s’inquiète en particulier du poids de la dette publique qui, à 68% du PIB en 2011 est la plus importante des BRIC.

 

A son rythme actuel, la croissance indienne nous semble en retrait par rapport au potentiel. L’Inde paye ses défauts de gouvernance, son incapacité à remettre à niveau son infrastructure et à se débarrasser de la bureaucratie, qui l’empêchent de rivaliser son éternel rival chinois et de sortir des centaines de millions de citoyens de la pauvreté.

 

Pourtant, les pressions en faveur d’une nouvelle aube se précisent et Delhi se rend progressivement compte que suite aux années de succès que vient de vivre le pays, les indiens ne souhaitent pas revenir en arrière.
A terme, le pays se rapprochera de son potentiel et les investisseurs qui auront profité de la faiblesse actuelle des cours pour diversifier leur portefeuille en profiteront.

 

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