Analyse
L’Egypte joue avec son avenir il y a 5 ans - mercredi 27 juin 2012

Les dernières tensions politiques font fuir les investisseurs et retardent la relance de l’économie.

Le retour de la stabilité politique et le rebond économique de L’Egypte sont retardés. Mais il ne faut pas abandonner. Vendre ses investissements en Egypte dans le mouvement actuel de fuite des capitaux, alors que le potentiel reste intact, n’aurait pas de sens. Le rebond connu en mars prouve que les actions égyptiennes n’attendent que la stabilité politique pour réserver de bonnes surprises. Le fonds Egypt Index ETF s'inscrit dans une optique de long terme, pour une petite partie de votre portefeuille. Si vous en acceptez le risque. Conservez le.

Imbroglio politique

Au terme d’un long processus électoral pour assurer la transition démocratique, l’Egypte devait se doter d’un Parlement et d’un Président. Mais la Cour suprême a dissous le Parlement élu, 48 heures avant le second tour de l’élection présidentielle. Dénoncée par les islamistes, grands vainqueurs des élections législatives qui y voient un coup de force de l’armée pour garder le pouvoir, cette dissolution a replongé l’Egypte dans le chaos. Et si leur candidat a finalement été déclaré vainqueur des présidentielles, le pouvoir reste aux mains de l’armée jusqu’à l’élection d’un parlement.

Fuite des investisseurs

Dès le début des manifestations en 2011, les Egyptiens ont expatrié leurs avoirs et les étrangers ont rapatrié les leurs. Certains toutefois ont continué à y croire. A la Bourse du Caire, ce regain d’optimisme s’est traduit par un rebond des actions de 50 % de fin 2011 à début mars 2012. Mais au fur et à mesure qu’approchait l’échéance présidentielle, les tensions sont réapparues et les investisseurs se sont à nouveau inquiétés. Avec la dissolution du Parlement, les indices chutent et la fuite des capitaux affecte l’activité économique.

Economie qui souffre

Dans la foulée de la révolution qui avait paralysé l’économie, le PIB avait perdu 4,2 % au 1er trimestre 2011 par rapport aux trois mois précédents. Ces derniers trimestres, l’économie n’arrive pas à rebondir ni à retrouver une croissance de 5 % comme avant la chute de Moubarak. Sans stabilité politique, le tourisme ne retrouve pas son dynamisme, et les projets d’investissement sont au point mort. Au niveau étatique, tout est à l’arrêt depuis 16 mois et cette paralysie risque de se poursuivre. L’armée n’a plus la légitimité pour mener des réformes, ni les moyens de rassurer les touristes et d’attirer les investisseurs. Seule l’Arabie saoudite soutient encore l’Egypte, mais sans empêcher l’immobilisme économique.

 

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