Analyse
L’Espagne s’enfonce encore un peu plus dans la crise il y a 5 ans - mercredi 6 juin 2012

Toute la zone euro pourrait en pâtir. Pour vous prémunir d’une aggravation de la crise, privilégiez les placements en dehors de la zone euro.

Pour la partie dynamique de votre portefeuille, préférez les sicav d’actions américaines, britanniques, suédoises et chinoises. Les perspectives économiques y sont meilleures que dans la zone euro.

 

Pour la partie défensive de votre portefeuille, privilégiez les sicav d’obligations en couronne suédoise, en couronne danoise, en dollar canadien ou en zloty polonais. Ces pays possèdent des finances saines et seront dès lors moins affectés en cas d’aggravation de la crise dans la zone euro.

 

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Le système bancaire espagnol aux abois

Les banques espagnoles, qui traversent de graves difficultés, doivent être recapitalisées. Redoutant de ne pas pouvoir obtenir, sur les marchés, le montant nécessaire pour leur venir en aide, le Premier ministre espagnol souhaite aujourd’hui une intervention européenne. Il est vrai qu’une éventuelle aide de l’Etat à ses banques anéantirait les efforts fournis à ce jour par Madrid pour assainir les finances publiques.
Face à autant d’incertitudes, les taux espagnols s’affolent inévitablement, le taux à 10 ans atteignant aujourd’hui 6,3 % contre 1,3 % environ pour les taux allemands.

 

L’Europe tarde à réagir

Les soucis de l’Espagne constituent un défi de taille pour l’Europe. Car si la Grèce, l’Irlande et le Portugal ne représentent, à eux trois, que 7 % environ de l’économie de la zone euro, l’Espagne en représente à elle seule 12 %. Et la situation risque encore de s’envenimer et de provoquer alors une crise majeure en Europe. Or, les autorités européennes tardent – une fois encore – à réagir…
Alors que Madrid aimerait que ses banques puissent demander directement des liquidités au Fonds européen de stabilité financière (FESF), évitant au pays de voir sa dette publique exploser comme ce fut le cas en Irlande, Berlin ne l’entend ainsi pas de cette oreille et souhaite plutôt une demande en bonne et due forme de l’Etat espagnol auprès du FESF, la responsabilité des fonds reçus revenant alors à l’Espagne. Une approche qui réduirait toutefois considérablement la marge de manœuvre de Madrid et augmenterait la mainmise de Bruxelles sur les finances de l’Etat espagnol. L’Espagne le sait et essaie donc par tous les moyens de trouver des solutions alternatives à une telle issue.

 

Ce ne sera toutefois pas facile et en attendant de trouver une solution, les craintes quant à la santé financière des pays de la zone euro et, plus encore, la santé du système financier européen, augmentent…

 

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